Al-Sadr va de l’avant dans le choix des dirigeants de l’Irak en se passant des partis chiites 

Sayed Moqtada et l’Iran ont-ils coupé les ponts?

Par Elijah J. Magnier

Traduction : Daniel G.

Le Parlement irakien s’est réuni dimanche pour rassembler les représentants élus par le peuple après de longues semaines de manifestations « éclair » par des partis politiques chiites qui, dans un premier temps, ont rejeté les résultats des élections, pour ensuite abdiquer devant le fait accompli. Ces groupes chiites pro-iraniens manifestaient parce qu’après avoir perdu un grand nombre de sièges parlementaires, ils n’étaient plus considérés comme les plus forts dans l’arène politique irakienne. Les nouveaux députés ont prêté serment après une première assemblée retardée de quelques heures, pour permettre des négociations et un accord de dernière minute sur des alliances entre divers partis. Le parti sadriste prétendra détenir le plus grand nombre de députés habilités à nommer le premier ministre si les pourparlers de samedi soir ne parviennent pas à rassembler tous les partis chiites dans une même alliance. Cela signifie que Sayed Moqtada al-Sadr choisira le président de la République et le président du Parlement en s’entendant avec les représentants sunnites et kurdes les plus en vue, et ce, sans coordination avec les autres partis chiites.

Cependant, la mauvaise santé alléguée du président du Parlement, Mahmoud al-Mashhadani lui a évité d’assister à une vive dispute entre les représentants chiites pour savoir qui possède le plus grand groupe parlementaire et, par le fait même, le droit de nommer le premier ministre.

Les députés du parti « État de droit » dirigé par l’ancien premier ministre Nouri al-Maliki ont transmis une déclaration au président du Parlement selon laquelle ce parti possède le plus grand nombre de sièges avec sa coalition de 88 députés, signatures à l’appui, qui fait de lui le groupe le plus important comparativement aux 73 représentants du mouvement sadriste. Cela a provoqué la colère de ces derniers, ce qui a conduit à une dispute qui a amené les députés du « cadre de coordination » à quitter le Parlement.

Certains députés ont exigé que Mashhadani revienne au Parlement une fois rétabli ou qu’il désigne quelqu’un pour le représenter. N’empêche qu’un nouveau président du Parlement âgé, Khaled al-Darraji, a été choisi pour poursuivre la session. Naturellement, ce qui s’est passé était dans l’intérêt du « cadre de coordination », en lui donnant plus de temps pour négocier avec Sayed Muqtada afin de parvenir à un accord qui semble bien loin. 

Ces derniers jours, des séances de travail intenses ont eu lieu entre les représentants du « cadre de coordination » chiite, qui représente tous les groupes chiites à l’exception de celui de Sayed Moqtada. Ces représentants ont échangé des messages avec Al-Hanana à Nadjaf, où réside Sayed Moqtada Al-Sadr. Ce dernier dispose du plus grand nombre de sièges remportés par un seul parti (73) et du plus grand pouvoir de mobilisation auprès de nombreux députés indépendants, kurdes et sunnites.Cela signifie que le « cadre de coordination » n’a pas réussi à conclure un accord de dernière minute avec Al-Sadr, qui a laissé la porte ouverte aux groupes chiites pour reconnaître que la réalité a changé depuis que Moqtada a obtenu le plus grand nombre de députés. L’ancien premier ministre Nouri al-Maliki a même 

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