Par Elijah J. Magnier
Traduction : Daniel G.
L’Iran ne souhaite pas de guerre totale ou de hausse des tensions au Moyen-Orient, tout en cherchant à prendre une inévitable revanche. Cette position tient compte du fait que la présence militaire américaine la plus importante, aux côtés des forces de l’OTAN, reste en état d’alerte, le doigt sur la gâchette. Le Hezbollah ne se laissera pas non plus entraîner dans la guerre que le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou souhaite si désespérément, en particulier avec le déploiement de porte-avions américains dotés de missions offensives qui sont prêts à attaquer et à défendre Israël, comme l’ont promis de hauts responsables de la Maison-Blanche.
En conséquence, Israël a déplacé son attention militaire vers le Liban, détournant partiellement ses efforts sur Gaza sans pour autant cesser ses opérations militaires dans la bande. Il s’agit désormais d’une « guerre des prix » visant à infliger des pertes significatives au Hezbollah pour son soutien au « Déluge d’Al-Aqsa », en tirant parti de la présence accrue de l’Occident au Moyen-Orient. La question cruciale reste la suivante : Combien de temps le Hezbollah pourra-t-il résister à cette pression avant de réagir militairement de manière significative pour se venger de l’assassinat par Israël de son principal commandant militaire, Fouad Shukr?
L’ancien commandant des forces de défense aérienne israéliennes, le général de brigade Zvika Haimovich, a déclaré : « la guerre et les combats dans le nord (sur le front libanais) ont changé. Le Hezbollah opère à deux niveaux : premièrement, en étendant la portée de ses attaques plus profondément en Israël; deuxièmement, en ciblant des sites à la fois militaires et civils et en en revendiquant la responsabilité, ce qu’il n’avait jamais fait auparavant. Israël, quant à lui, mène des opérations préventives et offensives plus sérieuses et plus intensives. Nous assistons à une situation d’usure et de normalisation d’attaques mutuelles, les deux parties intensifiant les hostilités, alors que le temps passe sans objectif stratégique clair ». L’ancien porte-parole de l’armée israélienne, le général de brigade Ran Kochav, a ajouté : « Le Hezbollah et nous jouons le jeu des frappes réciproques, une tentative de déguiser l’échange de tirs ».
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