Par Elijah J. Magnier –
Dans un revirement spectaculaire et largement inattendu, la Grande-Bretagne a levé le gel des avoirs des ministères syriens de la Défense et de l’Intérieur, ainsi que d’un certain nombre d’agences de renseignement, annulant ainsi les principales sanctions imposées sous le régime de l’ancien président Bachar al-Assad. L’Union européenne a emboîté le pas avec une mesure moins engageante, annonçant une « suspension » des sanctions visant les secteurs de l’énergie, des transports et des finances en Syrie. Mais les mots ont leur importance ici. Suspendre des sanctions n’est pas la même chose que les lever, et les investisseurs européens le savent bien.
Il existe une différence fondamentale entre suspendre des sanctions et les lever. Personne ne s’engagera à reconstruire un pays dévasté s’il existe un risque que les sanctions soient réimposées du jour au lendemain.
Cette ambiguïté croissante intervient alors que l’Occident reconsidère son approche de la Syrie après le renversement de Bachar al-Assad par les insurgés islamistes dirigés par Hayat Tahrir al-Sham (anciennement Al-Qaïda au Levant) en décembre, mettant fin à plus de 13 ans de guerre civile. Aujourd’hui, sous la direction de facto d’Ahmad al-Sharaa, également connu sous le nom d’Abou Mohammad al-Joulani, la Syrie présente un nouveau visage. Un visage qui témoigne non seulement d’une volonté de réhabilitation internationale, mais aussi d’une réorientation stratégique et d’une relation avec Israël, même au détriment de ses anciens piliers idéologiques.
Subscribe to get access
Read more of this content when you subscribe today.
Make a one-time donation
Make a monthly donation
Make a yearly donation
Choose an amount
Or enter a custom amount
Your contribution is appreciated.
Your contribution is appreciated.
Your contribution is appreciated.
DonateDonate monthlyDonate yearly
