Par Elijah J. Magnier
L’intensité même de l’assaut renouvelé d’Israël sur Gaza ne laisse aucun doute sur le fait que le premier ministre Benjamin Netanyahou a méticuleusement préparé le terrain pour violer l’accord de cessez-le-feu et reprendre des opérations militaires à grande échelle. Sa décision de relancer la guerre n’était pas un acte de nécessité militaire, mais une stratégie politique délibérée, soigneusement orchestrée pour rester au pouvoir, manipuler le président américain Donald Trump, et utiliser la nouvelle offensive comme une manœuvre tactique pour faire pression sur le Hamas tout en se libérant des contraintes politiques et militaires imposées par le cessez-le-feu.
L’approche de Netanyahou souligne son rejet délibéré des engagements diplomatiques en faveur d’une escalade militaire débridée au mépris des efforts de médiation américains et en ignorant les graves conséquences humanitaires et politiques. Son retour à la guerre ne vise pas seulement des objectifs militaires; il sert un programme plus vaste, qui donne la priorité à sa survie politique personnelle et à sa domination régionale à long terme plutôt qu’à un véritable engagement en faveur de la paix, de la stabilité ou même de la sécurité des otages israéliens toujours détenus à Gaza.
Cette escalade calculée a été menée avec un mépris flagrant pour les vies palestiniennes et le sort des prisonniers israéliens, qui risquent désormais de mourir sous les bombardements incessants. Cette nouvelle offensive n’est pas seulement une tentative d’intimider et d’affaiblir la résistance palestinienne et de massacrer davantage de civils, mais elle prépare également le terrain pour une éventuelle invasion terrestre. Il n’est plus improbable que Netanyahou ordonne à l’armée israélienne d’entrer dans Gaza dans le but d’occuper des zones stratégiques et de transférer de force des Palestiniens ailleurs dans la bande. Il s’agirait d’une escalade dangereuse qui ouvrirait la voie à un contrôle territorial à long terme, aggraverait la catastrophe humanitaire et déstabiliserait davantage une région déjà instable.
Ce qui rend cette guerre unique dans l’histoire d’Israël, c’est l’absence sans précédent de consensus au sein de l’opinion publique israélienne, ce qui constitue un changement radical par rapport aux campagnes militaires antérieures qui bénéficiaient généralement d’un large soutien national. La décision de reprendre les hostilités à grande échelle ne découle pas d’une nécessité stratégique ou militaire évidente, mais plutôt du profond désespoir politique du premier ministre. Son gouvernement, de plus en plus fragile et très critiqué, a choisi de ne pas tenir compte de l’accord de cessez-le-feu qu’il a personnellement signé – un accord négocié et approuvé par l’actuel président américain Donald Trump – choisissant l’escalade plutôt que la diplomatie.
Le rejet par Netanyahou du cessez-le-feu même qu’il a lui-même accepté démontre sa volonté de faire passer sa propre survie politique avant le pragmatisme militaire et les considérations humanitaires. Son insistance à poursuivre la guerre, malgré les dissensions internes et l’opposition croissante de l’opinion publique, reflète un effort calculé pour détourner l’attention de ses échecs politiques. En optant pour une reprise du conflit plutôt que pour des négociations, il aggrave une crise humanitaire déjà terrible, condamnée par la communauté internationale.
Le retour de Ben Gvir et de ses ministres
Le retour d’Itamar Ben Gvir au gouvernement fait suite à la décision stratégique de Netanyahou de reprendre les hostilités militaires à Gaza, revenant ainsi sur son engagement antérieur en faveur d’un cessez-le-feu négocié sous la supervision directe des États-Unis, explicitement demandé par le président Trump à la suite de sa récente victoire électorale. Netanyahou a rapidement réintégré le ministre de la Sécurité d’extrême droite Ben Gvir, ainsi que deux autres ministres du parti Otzma Yehudit qu’il dirige, renforçant ainsi la position idéologique dure du gouvernement. Ben Gvir avait auparavant démissionné pour protester contre l’acceptation par Netanyahou de l’accord de cessez-le-feu avec le Hamas, le condamnant comme une trahison de la sécurité et de la dignité nationales d’Israël, et préconisant au contraire la proposition controversée et radicale de relocaliser toute la population palestinienne de Gaza dans un autre pays.La réintégration de Ben Gvir indique clairement l’alignement délibéré de Netanyahou sur une
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