Par Elijah J. Magnier –
Les bombardements répétés d’Israël sur le port yéménite d’Al-Hodeida – un centre civil frappé quelques jours auparavant – et sur d’autres infrastructures civiles vont au-delà d’une opération militaire. Il s’agit d’un aveu d’échec stratégique. Frapper deux fois les mêmes cibles n’est pas un signe de force, mais révèle l’absence d’alternatives viables. Ce qui est présenté comme un « ciblage de précision » est, en réalité, le symptôme d’une fatigue opérationnelle et d’un désespoir politique. Le contexte plus large révèle des échecs en cascade : l’érosion de la dissuasion, l’épuisement des renseignements exploitables et le lent effondrement de l’image régionale d’Israël.
Il s’agit de la huitième frappe israélienne au Yémen depuis le 7 octobre, chacune révélant davantage les limites d’Israël que ses capacités. Contrairement au Liban ou à Gaza, le Yémen se trouve à 2 000 kilomètres de distance. Israël ne peut pas soutenir le type de bombardement quotidien incessant qu’il a infligé sur ces fronts plus proches. La géographie est une contrainte qu’aucune force aérienne ne peut ignorer, et Israël le sait.
Aujourd’hui, sa liste de cibles militaires étant épuisée, Israël prépare la phase suivante. Des agents du Mossad et des forces spéciales devraient être déployés à l’intérieur et à proximité du Yémen, avec pour mission de repérer de nouveaux objectifs pour de futures opérations de sabotage ou de bombardement. Ces opérations seront associées à une surveillance électronique exercée par les pays alliés voisins, Israël se hâtant de reconstituer sa banque de cibles.
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