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Pourquoi Netanyahu rejette la paix avec la Syrie et le Liban : redessiner les frontières avec le soutien des États-Unis

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Les lignes de Sykes-Picot sont devenues insignifiantes
30 août 2025
Par Elijah J. Magnier

Benjamin Netanyahu s’est à maintes reprises présenté comme le garant de la sécurité d’Israël, l’homme prêt à affronter les menaces là où d’autres hésitent. Pourtant, face à la Syrie et au Liban, le Premier ministre israélien montre peu d’appétit pour une normalisation. Sa politique est plutôt celle de la confrontation, de l’enracinement et de l’expansion. La raison est simple : la paix obligerait Israël à abandonner des territoires occupés depuis des décennies, et Netanyahu — porté par une coalition d’extrême droite et le soutien total des États-Unis sous Donald Trump — considère l’agrandissement territorial, et non le compromis, comme son héritage.

Beaucoup au Liban continuent de ne pas reconnaître que la diplomatie américaine — y compris les missions de ses envoyés spéciaux — ne sert que les intérêts israéliens et rien d’autre, reléguant l’intérêt libanais au second plan. Croire le contraire relève de l’illusion. La preuve la plus claire est venue de l’envoyé spécial américain au Liban, Barrack Thomas, qui a déclaré : « Après le 7 octobre, le monde d’Israël a changé. Ses frontières, ses limites et ses lignes ont changé. Pour la sécurité d’Israël, les lignes de Sykes-Picot sont insignifiantes. Ils iront où ils veulent, quand ils veulent, et feront ce qu’ils veulent pour protéger les Israéliens et leurs frontières. »

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