Par Elijah J. Magnier –
Le cadre d’accord américano-iranien a peut-être mis fin à la guerre, mais il n’a pas mis fin aux préparatifs de l’Iran pour la prochaine. Pour de nombreux observateurs extérieurs, cela semble contradictoire. Pourquoi un pays qui vient de signer un accord maintiendrait-il simultanément ses missiles, ses plans militaires et ses structures de commandement en état d’alerte élevé ? Pourtant, du point de vue de Téhéran, il n’y a aucune contradiction. Le récent conflit a renforcé une leçon que les dirigeants iraniens défendent depuis longtemps : la diplomatie sans dissuasion est vulnérable, tandis que la dissuasion sans diplomatie est coûteuse. Le cadre d’accord représente donc non pas le remplacement de la préparation militaire, mais son prolongement politique.
Les circonstances entourant la signature du cadre d’accord ont elles-mêmes renforcé les conclusions stratégiques de Téhéran. L’accord a été signé malgré une opposition intense d’Israël, des critiques internes dans les deux pays et des tentatives répétées d’influencer ses termes définitifs. Plus significatif encore, le cadre d’accord a préservé plusieurs positions fondamentales de l’Iran, alors même qu’elles avaient été publiquement rejetées par Israël tout au long du conflit.
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