Par Elijah J. Magnier
Traduction : Daniel G.
Le ministre israélien de la Défense, Yoav Galant, a prévenu qu’il pourrait recourir à une intervention militaire pour forcer le Hezbollah à se retirer à 40 kilomètres de la frontière libanaise. La question est de savoir si Israël mettra cette menace à exécution, qui pourrait ouvrir un nouveau front pendant ou après le conflit en cours à Gaza.
Depuis le début de la bataille du Déluge d’Al-Aqsa, le Hezbollah soutient activement la cause palestinienne. Ce soutien se manifeste par des actions directes, soit des attaques contre des positions israéliennes dans les sept villages occupés du Liban et dans les territoires contestés à la frontière israélo-libanaise. La stratégie du Hezbollah semble se concentrer sur le respect d’une limite opérationnelle précise. Lorsque les forces israéliennes ont bombardé le territoire libanais sur une distance dépassant les 2 à 5 kilomètres de cette limite en représailles à des attaques, le Hezbollah a répondu en prenant pour cible des positions israéliennes à la même distance. Cette tactique envoie un message clair à Israël. Elle souligne la volonté du Hezbollah de faire respecter les lignes de combat qu’il a tracées et d’imposer sa règle d’engagement à Israël.
Le Hezbollah a clairement fait savoir que toute violation de ces lignes de combat, en particulier les attaques contre des civils ou la presse, donnerait lieu à une réponse immédiate et égale, ce qui s’est produit à plus d’une reprise. Cette position révèle la détermination du Hezbollah à imiter les actions d’Israël et à s’assurer que toute escalade ou violation des limites établies ne restera pas sans réponse. Cette approche fait ressortir la tension et la complexité du conflit, où les actions de chaque partie influencent directement la réponse de l’autre, en maintenant un équilibre précaire alliant puissance et affrontement qui les place au bord du précipice.
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