Par Elijah J. Magnier –
Traduction : Daniel G.
Des centaines d’étudiants étrangers aux États-Unis se sont vu retirer leur visa et ont été expulsés pour des positions politiques que le gouvernement a qualifiées d’« antisémites », alors qu’en réalité leurs positions étaient antiguerre et dénonçaient les crimes d’Israël en Palestine, condamnés par la Cour internationale de justice et la Cour pénale internationale. Plus de 1,5 million d’étudiants étrangers pourraient faire l’objet d’une expulsion similaire en vertu d’une politique qui conditionne leur séjour, leur droit à la liberté d’expression ne s’étendant pas au-delà du monde universitaire. Pour défendre la politique de l’administration, les fonctionnaires américains ont fait valoir que les protections constitutionnelles de la liberté d’expression ne s’appliquaient qu’aux citoyens américains, pas aux étrangers.
Cette position touche au cœur de la constitution américaine et de la tradition universitaire. Les campus ont toujours été des bastions de la dissidence politique et de la recherche morale, en particulier en temps de guerre et de violation des droits de la personne. L’idée que des étudiants étrangers puissent être réduits au silence ou expulsés pour avoir exprimé leur opposition à des politiques gouvernementales ou des actions militaires illégales et criminelles, en particulier lorsque cette critique est conforme au droit international et aux normes relatives aux droits de la personne, soulève de graves questions quant à l’intégrité des valeurs démocratiques américaines et à la manipulation de l’histoire.
Outre le fait d’exprimer leurs voix politiques, ces étudiants étrangers sont vitaux pour l’économie et la société américaines. Représentant environ 6 % de la population étudiante totale, les étudiants étrangers contribuent à hauteur de 43 milliards de dollars par an et soutiennent des centaines de milliers d’emplois américains. Les expulser pour des raisons d’expression politique pacifique ne porte pas seulement atteinte à la liberté académique, mais menace également le capital économique et intellectuel. Il semble que le concept particulier de « liberté » des États-Unis ait besoin d’une sérieuse réévaluation.
L’administration Trump utilise les fonds fédéraux pour punir les grandes universités qui autorisent les voix propalestiniennes sur le campus, sous prétexte de lutter contre l’antisémitisme. Dans le cadre d’une vaste campagne de répression, elle a décidé de geler plus de 2 milliards de dollars de subventions à la seule université de Harvard, après que celle-ci eut refusé de se conformer à une liste d’exigences comprenant le démantèlement de programmes de diversité, le signalement d’étudiants étrangers pour des violations des règles de conduite sur le campus et la soumission des départements d’université à des audits idéologiques.
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