Israël s’attend à subir les foudres de la communauté internationale à propos de Gaza : se préparer en vue de la bataille en dehors du champ de bataille

Par Elijah J. Magnier 

Traduction : Daniel G.

Les dossiers judiciaires contre Israël s’accumulent contre les actions de l’armée israélienne à Gaza, qui fontl’objet d’un examen minutieux. En plus de mettre à l’épreuve la puissance militaire d’Israël, le conflit remet en cause ses défenses juridiques et, par extension, sa liberté opérationnelle à venir. Pendant qu’Israël navigue dans ce dédale juridique complexe, le monde entier observe et attend l’issue d’une bataille menée non seulement sur le terrain à Gaza, mais aussi dans les salles d’audience du système judiciaire international.

En prévision d’une augmentation significative des contestations juridiques, y compris des demandes de mandats d’arrêt contre ses soldats et des inculpations pour crimes de guerre présumés, les forces de défense israéliennes (Tsahal) ont entamé un renforcement stratégique de leurs défenses juridiques. Selon Yedioth Ahronoth, un grand journal israélien, Tsahal fortifie considérablement son service de droit international. L’initiative, dirigée par Roni Katzir, promu major général pendant le conflit, vise à préparer Israël à une offensive judiciaire qui pourrait éclipser l’examen minutieux et les critiques qu’il a essuyées dans la foulée de la commission Goldstone, qui a enquêté sur la guerre de Gaza en 2009.

La vague de poursuites judiciaires et de condamnations internationales prévue devrait déferler devantl’ampleur de la dévastation du conflit quand Gaza ouvrira ses portes aux journalistes étrangers et aux organisations de défense des droits de la personne. L’étendue des ravages et le lourd tribut payé par les civils palestiniens devraient inciter la communauté internationale à exiger des comptes à Israël et à condamner ses crimes par l’intermédiaire de toutes les institutions judiciaires, y compris celles des Nations unies.

Une experte nommée par les Nations unies, portant le titre de rapporteur spécial sur les territoires palestiniens occupés, Francesca Albanese, a publié un rapport indiquant qu’il existe des « motifs raisonnables de croire qu’Israël commet des actes de génocide à Gaza ». Selon ce rapport, les actions menées par Israël à Gaza depuis le 7 octobre ont causé la mort de plus de 30 000 Palestiniens, auxquels s’ajoutent 12 000 disparus et morts présumés. Le rapport souligne que la majorité des victimes sont des femmes et des enfants et note que le nombre de victimes parmi les combattants masculins adultes n’a pas été établi.

Le rapport d’Albanese, intitulé « Anatomie d’un génocide », mentionne qu’Israël a commis trois actes spécifiques prévus par la Convention des Nations unies sur le génocide : meurtre de membres d’un groupe, atteinte grave à l’intégrité physique et mentale de membres du groupe, et soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle. Le rapport cite comme exemples de violation de la Convention la destruction massive des infrastructures de Gaza, notamment les hôpitaux et les terres agricoles, ainsi que la détention et la torture présumée de milliers d’hommes et de garçons palestiniens.

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