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À l’intérieur de la campagne de pression de Trump : comment Washington a forcé Netanyahu à accepter un cessez-le-feu qu’il peine à contrôler

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Par Elijah J. Magnier – 21 octobre 2025

L’équilibre des pouvoirs entre Washington et Tel-Aviv est en train d’être réécrit en temps réel. Ce qui avait commencé comme une trêve de plus en plus précaire à Gaza s’est mué en épreuve d’autorité politique que Benjamin Netanyahu peine à naviguer et cherche à tordre à son avantage. Le tournant n’est pas venu du champ de bataille mais des cieux de Doha, lorsque le bombardement mal avisé par Israël d’un territoire qatarien a reconfiguré l’équation diplomatique et contraint les États-Unis à prendre l’initiative et à stopper le génocide à Gaza.

Au début d’octobre, des appareils israéliens ont visé ce qu’ils présentaient comme des bureaux de liaison du Hamas en périphérie de Doha. Le raid a manqué sa cible et a provoqué un tollé international. Le Qatar, qui avait accueilli toutes les grandes séries de négociations de cessez-le-feu depuis 2023, a retiré ses médiateurs en signe de protestation et suspendu la logistique qui soutenait les couloirs humanitaires vers Gaza. En quarante-huit heures, Washington a bougé pour contenir les retombées et a blâmé Israël puisque l’échec est orphelin et que la faute est retombée entièrement sur Netanyahu. Israël a franchi toutes les lignes et a voulu assassiner le négociateur ainsi que la médiation.

Le président Donald Trump a personnellement ordonné à ses collaborateurs de présenter des excuses à Khalil al-Hayya, haut responsable du bureau politique du Hamas à Gaza. Le message a été transmis par des intermédiaires, confirmé par des responsables qataris et par l’envoyé spécial américain Steve Witkoff lui-même, en personne — un geste sans précédent de la part d’une administration américaine. Pour Netanyahu, ce fut une humiliation ; pour Trump, un réajustement stratégique. En reconnaissant le rôle du Qatar et en s’adressant indirectement à l’aile politique du Hamas, la Maison Blanche s’est posée en arbitre ultime du cadre du cessez-le-feu.

L’excuse a ouvert la voie à un cessez-le-feu et a été suivie par l’arrivée d’une délégation américaine de haut niveau : le vice-président J. D. Vance, l’homme d’affaires-envoyé Steve Witkoff et le conseiller principal Jared Kushner, chargés de faire appliquer l’accord en vingt points que Netanyahu avait accepté à contrecœur sous la pression, et de passer à la phase deux du plan. Il a été rédigé à Washington, amendé à Doha, puis par Netanyahu lui-même pour en maintenir les points flous et, en théorie, lier chaque mouvement militaire israélien à des obligations mesurables, selon l’interprétation du texte : livraison vérifiée des corps et des captifs dans la phase une, retrait progressif de zones spécifiées en trois étapes, accès humanitaire quotidien, cessation des bombardements et reconstruction.

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