Gaza prise en otage : Netanyahu, Washington et la bataille pour l’avenir de Gaza

Par Elijah J. Magnier

L’annonce par Donald Trump d’un passage à la deuxième phase de son plan de paix pour Gaza n’a jamais été traitée par Israël comme une véritable voie vers la fin de la guerre. Elle a été envisagée comme un mécanisme destiné à gérer, reformuler et contenir politiquement un conflit qui avait déjà infligé de lourds dommages militaires, diplomatiques et moraux après deux années de combats dévastateurs. La position internationale d’Israël avait atteint des niveaux historiquement bas, et ce plan offrait une opportunité non pas de résolution, mais de réhabilitation d’image, à la fois pour Israël et pour Donald Trump lui même.

Presque immédiatement après l’annonce du cessez le feu, l’attention médiatique portée aux actions israéliennes à Gaza s’est estompée, remplacée par un nouveau récit politique centré sur la promesse d’un « plan de paix ». Ce déplacement du discours correspondait peu aux réalités du terrain. La contradiction est devenue explicite lorsque l’envoyé américain Steve Witkoff a annoncé le lancement de la deuxième phase du plan alors même que la première phase n’avait ni été achevée ni pleinement mise en œuvre. Cette séquence a révélé le caractère déclaratoire et improvisé de l’initiative, qui fonctionnait davantage comme un exercice de signal politique que comme la preuve d’un effort sérieux pour mettre fin à la guerre.

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