
Par Elijah J. Magnier
Traduction : Daniel G.
Après consultation des chefs des différentes factions de la Résistance palestinienne à Gaza, le Hamas a donné une réponse “positive” à la proposition d’Israël, qui aborde des questions essentielles telles que le cessez-le-feu (qui ne signifie pas la fin de la guerre), l’échange de prisonniers, la reconstruction de la bande de Gaza et l’augmentation de l’aide humanitaire.
Le Hamas a stratégiquement transmis sa réponse par l’intermédiaire de l’Égypte et du Qatar, qui coïncide avec la visite du secrétaire d’État américain Antony Blinken à Doha, ce qui a permis à l’envoyé américain de transmettre rapidement la position du Hamas à la haute direction d’Israël en vue d’une discussion plus approfondie.
Cette initiative a notamment mis le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou dans l’embarras, l’obligeant, lui et son cabinet et ses conseillers en matière de sécurité, à envisager une réponse constructive, même assortie de réserves. Cela marque le début des négociations plutôt que leur conclusion, ce qui laisse présager la poursuite des pourparlers sous médiation dans un contexte d’hostilités continuelles à Gaza.
La proposition initiale d’Israël a été transmise au Qatar par le chef du Mossad, David Barnea, à la tête d’une délégation israélienne officielle dans le pays la semaine dernière. Netanyahou a exprimé sa volonté d’échanger des prisonniers sans interrompre les opérations militaires visant à obtenir une “victoire totale”, un changement de gouvernement à Gaza et un contrôle complet de la bande de Gaza. Il a également menacé d’intervenir militairement à Rafah, près de la frontière égyptienne, si le Hamas n’acceptait pas les termes du cessez-le-feu. La réponse immédiate et provocatrice du Hamas, “qu’il ose!”, montre qu’il est confiant dans sa capacité à infliger des pertes importantes aux forces israéliennes, comme il l’a fait tout au long du conflit qui dure depuis plus de 123 jours, tout en remettant en question la capacité de Netanyahou à atteindre les objectifs qu’il s’est fixés.
Benjamin Netanyahou est confronté à des défis de taille :
La question des prisonniers israéliens : L’armée israélienne s’efforce d’obtenir la libération des 136 prisonniers israéliens, dont 31 auraient été tués par les forces israéliennes pendant le conflit de Gaza. Cette situation a entraîné des troubles intérieurs, les familles des prisonniers qui protestent et accusent le premier ministre et les membres de son cabinet d’extrême droite de préférer la mort des prisonniers à leur libération.
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