
Écrit par – Elijah J. Magnier
La guerre médiatique et psychologique contre le Liban s’est intensifiée, donnant l’impression qu’un conflit de grande ampleur entre le Hezbollah et Israël pouvait éclater à tout moment. Cette tension accrue a commencé lorsque le Hezbollah a diffusé des images du drone “Hodhud” (huppe), révélant des sites militaires sensibles et des implantations civiles densément peuplées à moins de 30 kilomètres de la frontière libanaise. Quelques jours plus tard, le Hezbollah a publié les coordonnées d’autres sites militaires et énergétiques offshore, notamment la base aérienne du Néguev et des plateformes énergétiques en Méditerranée. Cette manœuvre psychologique stratégique a profondément déstabilisé l’opinion publique israélienne, amenant de nombreuses personnes à reconsidérer leur soutien à un conflit prolongé sur plusieurs fronts. Le message du Hezbollah était clair : il est prêt à faire face aux conséquences potentielles d’une guerre imminente, bien que lointaine, sans nécessairement la provoquer ou mobiliser toutes ses forces.
En réponse à la guerre psychologique en cours, les médias britanniques, appartenant à Barclays, qui soutient fortement les entreprises d’armement fournissant Israël, ont intensifié la rhétorique, suggérant qu’Israël pourrait bombarder l’aéroport de Beyrouth. Ils ont cité le prétendu stockage de missiles balistiques à combustible solide Al-Fateh 110 de 3,5 tonnes et de 9 mètres de long dans des “boîtes noires”. Cette fausse affirmation a été démentie par le ministre libanais des transports, Ali Hamiyeh, qui a escorté des dizaines d’ambassadeurs et de journalistes de la capitale, Beyrouth, jusqu’à l’aéroport pour vérifier l’inexactitude de l’affirmation. Mais la question demeure : existe-t-il des préparatifs réels pour passer d’une guerre limitée à une guerre totale ?
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