Comment le Mossad a-t-il assassiné Haniyeh à Téhéran et quelles étaient les failles de sécurité?

Par Elijah J. Magnier

Traduction : Daniel G.

Les Gardiens de la Révolution iranienne ont publié les premiers détails de l’assassinat du chef du bureau politique du Hamas, Ismaïl Haniyeh. Certains aspects de l’incident n’ont pas été révélés par l’Iran. Il ne fait aucun doute qu’il y a eu une brèche près de la résidence de Haniyeh, d’autant plus que le missile a pénétré dans la chambre à coucher où Haniyeh se trouvait douze minutes seulement après son entrée dans l’appartement qui lui était réservé. Mais comme Haniyeh n’était pas une personnalité du domaine de la sécurité, ses mouvements n’étaient pas clandestins, donc publics, et l’on croyait qu’Israël ne violerait pas les frontières établies, étant donné la clôture du chapitre de l’attentat à la bombe contre le consulat iranien et la réponse subséquente de l’Iran. Néanmoins, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a franchi ces lignes rouges en optant pour des réactions militaires réciproques.

Sans surprise, le Mossad, l’agence nationale de renseignement israélien, a réussi à pénétrer la sécurité iranienne grâce à une combinaison de facteurs internes et externes. Israël n’a ni nié ni confirmé son implication dans l’assassinat, mais a exprimé sa volonté de répondre à toute action de l’Iran sans en contester la cause. Israël est donc impliqué, notamment parce que Netanyahou a agi en imitant James Bond, l’agent d’espionnage britannique qui mène des opérations dans des pays étrangers sans en subir les conséquences, en présentant les assassinats et leurs résultats comme de simples jeux de guerre dont il sort triomphant et victorieux.

Téhéran présente plusieurs points faibles qui permettent aux services de renseignement internationaux de mener des opérations terroristes à l’intérieur de l’Iran. Les régions du Kurdistan et du Baloutchistan, qui abritent d’importantes minorités ethniques historiquement en désaccord avec le gouvernement central iranien, constituent un terrain fertile pour le recrutement. Ces mouvements séparatistes peuvent être exploités pour recueillir des renseignements, infiltrer des agents, obtenir un soutien local et s’assurer des refuges.

En outre, la diaspora iranienne, en particulier les opposants à la République islamique, constitue une ressource précieuse pour les services de renseignement. Les expatriés peuvent fournir des connaissances d’initiés cruciales, une vision culturelle et des compétences linguistiques, facilitant ainsi le soutien logistique des opérations de sabotage.

L’impact des sanctions économiques, en place depuis 1980 et renforcées par chaque administration américaine successive, ne doit pas être sous-estimé. Ces sanctions ont affaibli l’économie iranienne et suscité un mécontentement généralisé au sein de la population. Ce mécontentement peut porter atteinte à la sécurité nationale en permettant aux services de renseignement étrangers de trouver plus facilement des collaborateurs et de soutenir les mouvements d’opposition qui fournissent des informations essentielles et facilitent les activités de sabotage et de terrorisme.

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