Israël a recours à la «sale diplomatie» pour forcer la Résistance à se rendre

Par Elijah J. Magnier :

Traduction : Daniel G.

Moins de 24 heures après l’annonce américaine, qatarie et égyptienne d’un accord de cessez-le-feu imminent à Gaza, les forces d’occupation israéliennes ont bombardé l’école Al-Tabeyeen à Gaza, où vivent plus de 6 000 civils déplacés, tuant plus d’une centaine de personnes et en blessant des dizaines d’autres. Il s’agit de la cinquième école bombardée depuis le début du mois d’août et de l’un des 3 471 massacres commis par Israël à Gaza au cours des dix derniers mois. L’école bombardée, qui abritait des civils déplacés à plusieurs reprises de différentes zones de Gaza, a été la cible de bombes de précision israéliennes provenant des États-Unis et de l’Allemagne. Pareilles actions s’expliquent par le fait que le gouvernement du premier ministre Benjamin Netanyahou n’est pas tenu de rendre des comptes à la communauté internationale ou aux institutions internationales pour ses crimes de guerre et crimes contre l’humanité à Gaza. Cette absence de responsabilité encourage un gouvernement et une société extrémistes à tuer des Palestiniens non combattants en toute impunité.

Une autre raison qui explique ces actions est le soutien et la protection absolus d’Israël par les États-Unis aux Nations unies, qui aident Netanyahou à dissimuler ses crimes et à violer toutes les lois internationales. Par conséquent, tout discours relatif à un cessez-le-feu ou à des négociations est illusoire, car la fin de la guerre signifierait la fin de la carrière politique de Netanyahou. Pour éviter cela, le premier ministre perturbe les négociations par des massacres, car il est déterminé à ne pas voir un seul Palestinien rester sur le sol palestinien.

Suivant un scénario désormais familier, Israël tue délibérément des civils pendant les négociations de cessez-le-feu afin de forcer la Résistance palestinienne à se rendre sans condition. Connue sous le nom de « sale diplomatie , « diplomatie par la coercition » ou « violence diplomatique stratégique », cette tactique est utilisée pour atteindre des objectifs politiques en exerçant une pression psychologique sur la partie adverse. L’objectif est de briser la volonté de combattre de l’adversaire en tuant un grand nombre de civils innocents, le forçant ainsi à accepter les conditions imposées.

Cette stratégie démontre la puissance destructrice, suscite la peur et affaiblit le moral de l’adversaire en laissant entendre que la poursuite de la résistance entraînera encore plus de victimes et de souffrances parmi les civils. L’armée d’occupation israélienne utilise cette tactique depuis des mois, tuant entre 30 et 100 civils par jour à Gaza. L’absence de responsabilité internationale pour ces actions, qui constituent des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, permet la poursuite de cette approche, qui est contraire à l’éthique et constitue une violation flagrante du droit international, le ciblage des civils étant interdit par le droit international humanitaire, notamment par les conventions de Genève, qui visent à protéger les non-combattants en temps de guerre.

L’objectif premier de cette tactique est d’offrir à l’adversaire une porte de sortie s’il se plie aux exigences inconditionnelles de l’agresseur. L’approche repose sur l’application graduelle et continue d’une pression létale par le biais d’une supériorité militaire conventionnelle contre les populations civiles.

Contexte historique de la sale diplomatie

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