
Par Elijah J Magnier
Traduction : Daniel G.
Sous le feu des critiques, Israël a rompu les négociations avec la résistance palestinienne, en revenant à la stratégie qu’il poursuit depuis 15 mois et qui a coûté la vie à 23 otages israéliens sans pour autant parvenir à atteindre ses objectifs. La nouvelle escalade à Gaza, déclenchée par la guerre unilatérale d’Israël, a plongé l’enclave assiégée plus profondément dans la dévastation et soulevé de nouvelles questions sur les véritables motivations de cette dernière offensive.
Aux premières heures du 18 mars 2025, alors que les Palestiniens de Gaza dormaient en croyant que le fragile cessez-le-feu tenait bon, les avions de guerre israéliens ont lancé l’un des bombardements les plus intenses depuis le début de la guerre. Plus de 100 avions israéliens ont pris part à cette attaque-surprise, frappant sans distinction les zones civiles. Le bilan s’est rapidement élevé à au moins 420 morts, dont des femmes, des enfants et des personnes âgées, selon le ministère de la Santé de Gaza. Les responsables médicaux signalent que les hôpitaux croulent sous le poids des blessés, les médecins opérant sans anesthésie en raison de l’extrême pénurie de fournitures médicales. Cette vague soudaine de bombardements a brisé le calme fragile qui régnait depuis le cessez-le-feu de janvier, ce qui amène de nombreuses personnes à s’interroger sur les raisons qui poussent Israël à reprendre la guerre à grande échelle et à commettre de nouveaux crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
Les responsables israéliens, qui ont méticuleusement dressé la carte d’une vaste banque de cibles et restent prêts à une éventuelle invasion terrestre limitée, avec la possibilité d’une escalade si cela s’avère nécessaire, présentent les frappes aériennes incessantes, les barrages d’artillerie et les bombardements de chars comme des mesures de sécurité essentielles. Sauf que le calendrier et l’ampleur de ces attaques ne sont pas clairs, et qu’ils sont probablement étroitement liés au paysage politique intérieur d’Israël. En outre, 80 % des réservistes ont été rappelés et trois divisions restent stationnées autour de Gaza, ce qui montre qu’Israël est prêt à un engagement militaire prolongé.
Alors que la guerre se poursuit, le gouvernement du premier ministre Benjamin Netanyahou est soumis à une pression croissante, notamment à la suite des mandats d’arrêt émis à son encontre par la Cour pénale internationale (CPI). Les spéculations vont bon train selon lesquelles l’escalade n’est pas uniquement motivée par la nécessité militaire, mais plutôt par un effort calculé pour assurer la survie politique de Netanyahou face à des problèmes juridiques et politiques croissants.Les États-Unis ont été consultés avant qu’Israël ne reprenne ses frappes aériennes sur Gaza. La Maison-Blanche a exprimé son soutien aux actions d’Israël, soulignant les complexités géopolitiques en jeu. Malgré la condamnation internationale, l’administration Biden, puis l’administration Trump, ont continué à apporter un soutien militaire inébranlable à Israël,
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