
Par Elijah J. Magnier
Benjamin Netanyahu affiche aujourd’hui la confiance d’un homme persuadé de remodeler le Moyen-Orient et de faire tomber toutes les frontières à l’intérieur et autour d’Israël. Après près de deux années de conflit acharné, le Premier ministre israélien prépare ce qu’il espère être la bataille décisive : l’occupation de Gaza City. Pour cela, l’armée israélienne a mobilisé quelque 60 000 nouvelles recrues — un chiffre extraordinaire pour un seul front. L’ampleur de cette mobilisation trahit non seulement l’énormité de la tâche, mais aussi l’ampleur probable des pertes. Pour Netanyahu, toutefois, les enjeux politiques l’emportent sur le coût humain. Il calcule qu’une victoire sanglante à Gaza — sur l’ensemble de la bande et non seulement Gaza City — cimentera son héritage, consolidera sa coalition d’extrême droite, entraînera la mort des prisonniers israéliens en supprimant une pression sur ses plans expansionnistes et renforcera sa main pour affronter sa prochaine cible : le Liban.
Dans la vision de Netanyahu, Gaza n’est pas une fin en soi mais un tremplin. Une fois l’infrastructure du Hamas contenue et Gaza placée sous régime militaire, il y voit l’opportunité de se tourner vers le nord. Le Premier ministre israélien cherchera alors soit le désarmement tant convoité du Hezbollah, soit, à défaut, l’occupation de vastes portions de territoire au sud du Litani après un nouvel épisode de violence. L’objectif serait double : priver le Hezbollah de sa profondeur stratégique au nord du Litani et remodeler la réalité démographique de la frontière.
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