La diplomatie revient tandis que la guerre reste proche : comment l’agenda réduit a surpris Israël

Par Elijah J. Magnier

Dans un contexte de profonde méfiance, la première réunion préliminaire entre les États-Unis et l’Iran à Mascate n’avait jamais pour objectif de produire un accord. Elle était de nature diagnostique. Téhéran cherchait à déterminer si Washington était réellement prêt à tester la voie diplomatique ou s’il ne faisait que mettre en scène une nouvelle phase de pression avant une escalade. Le résultat a reflété cette prudence. L’Iran a accepté de ne discuter que de l’enrichissement de l’uranium – plus précisément des niveaux, de la vérification et du suivi – en laissant totalement hors du cadre des négociations les missiles, les alliances régionales et la doctrine de défense.

Pour Téhéran, cette hiérarchie est délibérée. Les discussions nucléaires sont négociables parce qu’elles peuvent être calibrées et inversées en échange d’un allègement économique tangible. La levée des sanctions et la fin de la politique de pression maximale restent les principales exigences iraniennes. L’enrichissement lui-même est présenté comme un levier lié à la souveraineté, aux capacités technologiques et à la survie économique plutôt que comme une marche irréversible vers l’armement nucléaire. Les responsables iraniens insistent sur le fait que tout arrangement doit reconnaître un programme nucléaire civil tout en rétablissant l’autorité complète de contrôle de l’Agence internationale de l’énergie atomique.

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