Le blocus américain contre l’Iran déclenche une guerre d’usure alors que Téhéran réduit sa production pétrolière et s’appuie sur des décennies de résilience face aux sanctions

Par Elijah J. Magnier –

Dans un face-à-face de plus en plus tendu autour du programme nucléaire iranien et de son influence régionale, le président Donald Trump a déclaré que le blocus naval américain des ports iraniens et du détroit d’Ormuz resterait en place « pendant plusieurs mois si nécessaire » jusqu’à ce que Téhéran accepte un accord nucléaire global conforme aux exigences de Washington. Les responsables iraniens ont répondu par un défi frontal : un test de celui qui pourra supporter le plus longtemps la douleur économique. Cet échange met en lumière un affrontement à haut risque, dans lequel l’Iran s’appuie sur une expérience éprouvée de résistance à des sanctions sévères remontant à la révolution islamique de 1979.

L’Iran a survécu aux sanctions pendant des décennies, mais un blocus naval constitue un instrument différent. Les sanctions augmentent le coût de la vente de pétrole ; un blocus peut empêcher ce pétrole de circuler tout simplement. La flotte fantôme de Téhéran, les transferts de navire à navire et les acheteurs chinois lui ont permis de contourner les restrictions financières, mais ces outils deviennent moins efficaces si les cargaisons ne peuvent pas quitter en sécurité les eaux iraniennes. C’est pourquoi la confrontation actuelle est plus dangereuse que la précédente campagne de « pression maximale ».

Téhéran semble déterminé à faire partager à l’économie mondiale le coût du blocus américain et des conséquences plus larges des récentes actions militaires américano-israéliennes. En resserrant le détroit d’Ormuz, l’Iran a fait grimper les prix mondiaux du pétrole et perturbé les approvisionnements énergétiques, cherchant à accroître la pression extérieure sur Washington. Dans le même temps, toute réduction prolongée de la production pétrolière iranienne — potentiellement à un tiers ou à la moitié des niveaux récents — entraînerait des coûts significatifs à long terme. La remise en production de puits anciens après des arrêts prolongés peut être difficile et coûteuse, pouvant entraîner des dommages permanents aux réservoirs et des pertes de production futures.

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