
Par Elijah J. Magnier –
Le détroit d’Ormuz est entré dans une phase plus dangereuse. Le président Donald Trump a annoncé « Project Freedom », une opération américaine prévue pour débuter le lundi 4 mai afin de guider ou escorter les navires commerciaux immobilisés à travers la voie maritime. Téhéran a dénoncé cette initiative comme une violation du cessez-le-feu et a averti que toute présence militaire américaine non autorisée dans le détroit serait considérée comme hostile. Des informations faisant état de nouvelles attaques contre des navires et d’un incident de missile impliquant un bâtiment de guerre américain – démenti par le CENTCOM – montrent à quelle vitesse cette confrontation évolue d’une pression de blocus vers une friction militaire directe, accompagnée d’une hausse des prix du pétrole.
L’ampleur de la perturbation est déjà exceptionnelle. Depuis le 8 avril, seuls 45 navires ont traversé le détroit d’Ormuz, contre un flux normal d’environ 120 navires par jour. Sur 26 jours, cela représente environ 3 120 passages attendus, laissant près de 3 100 mouvements de navires manquants. Il ne s’agit pas d’un simple retard temporaire. C’est une rupture dans la circulation maritime mondiale.
Le manque de pétrole est tout aussi grave. Depuis le début de la guerre américano-israélienne contre l’Iran, le monde a été privé de plus de 750 millions de barils de pétrole, un volume qui nécessiterait des mois pour être remplacé, même si la guerre cessait immédiatement. Or cette hypothèse reste incertaine. Il ne s’agit pas seulement d’une perturbation maritime. C’est un choc sur les chaînes d’approvisionnement qui mettra des mois à se résorber, même si les flux reprennent dès demain.
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