Ce que l’Amérique a perdu dans sa guerre contre l’Iran : une puissance militaire sans victoire stratégique (Partie 1/3)

Par Elijah J. Magnier

Depuis six mois, l’attention internationale se concentre presque exclusivement sur l’ampleur des dommages infligés à l’Iran par Israël et les États-Unis. Le récit dominant présente un État iranien soumis à une pression militaire et économique incessante, proche de l’épuisement et potentiellement au bord de la capitulation. Les destructions sont indéniables. Les forces israéliennes et américaines ont tué le Guide de la Révolution, de hauts responsables politiques et militaires ainsi que des milliers de civils, dont des enfants. Elles ont endommagé des infrastructures essentielles, perturbé le commerce et soumis la population iranienne à une immense pression économique. L’Iran a payé un prix humain et matériel considérable.

En revanche, beaucoup moins d’attention a été accordée aux conséquences de cette guerre pour les États-Unis. Qu’a obtenu Washington ? Qu’a-t-il échoué à accomplir ? Qu’a-t-il perdu en matière de crédibilité, de puissance militaire, de stabilité économique, d’autorité démocratique, de relations avec ses alliés et d’influence sur Israël ?

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