La guerre à la pompe : comment la guerre de Trump contre l’Iran appauvrit les Américains et les Européens

Par Elijah J. Magnier

Chaque fois que le président américain est interrogé sur la guerre contre l’Iran — son coût croissant, ses objectifs ou sa stratégie de sortie — il se replie sur le même refrain automatique, même lorsque celui-ci ne répond pas à la question : les États-Unis ne permettront pas à l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire. Trump continue d’invoquer les principaux sites nucléaires iraniens qu’il affirmait avoir « anéantis » en juin 2025, présentant de nouveau la question nucléaire comme la justification centrale de la guerre déclenchée en février 2026. Pourtant, après les quarante premiers jours de combats, la répétition de ce slogan n’expliquait toujours pas combien de temps la guerre durerait, ce que signifierait une victoire ni comment Washington entendait y mettre fin.

La plupart des Européens et des Américains se préoccupent moins de ce que Trump veut — ou reste capable — d’accomplir en Iran. Ils ne sont ni investis dans une transformation du système politique iranien ni convaincus que Téhéran représente une menace suffisamment urgente pour justifier une nouvelle guerre sans fin en Asie occidentale. Ils sont encore moins persuadés que les États-Unis, l’Europe et une grande partie du reste du monde doivent supporter le poids militaire et économique d’une confrontation servant plus directement les priorités stratégiques d’Israël que leurs propres intérêts immédiats. La guerre a atteint une impasse coûteuse, sans issue visible, tandis que ses conséquences militaires et économiques s’étendent déjà au Yémen, à l’Arabie saoudite et à d’autres parties de la région.

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