Trump rouvre le commerce du diesel russe tandis que l’Europe supporte le coût des sanctions énergétiques

Donald Trump addresses reporters beside tanker RX DIETRADE and sign reading “U.S.-RUSSIAN DIESEL TRADE AGREEMENT. SECURED FOR DOMESTIC STABILITY.”
Donald Trump speaks to reporters beside a tanker and a sign promoting a U.S.–Russian diesel trade agreement.

Par Elijah J. Magnier

La décision de Donald Trump de rouvrir le commerce du diesel russe révèle le coût stratégique d’une tentative de gérer deux guerres au moyen de politiques contradictoires. Washington veut limiter la capacité de Moscou à financer son invasion de l’Ukraine tout en trouvant du carburant pour atténuer une crise énergétique aggravée par la guerre avec l’Iran. L’accord avec la Russie pourrait apporter un certain soulagement économique. Sa valeur diplomatique reste à démontrer : l’administration a annoncé un accès au carburant sans établir qu’elle avait obtenu, en contrepartie, une retenue de la Russie.

Le 9 octobre 2026, le Trésor américain a délivré la licence générale no 135, autorisant les transactions liées à la vente, à la livraison, au déchargement et à l’importation de diesel d’origine russe, y compris aux États-Unis, jusqu’au 7 avril 2027. Il s’agit d’une dérogation spécifique au régime de sanctions. Elle ne supprime pas toutes les restrictions visant la Russie, mais crée une ouverture commerciale substantielle qui se prolongera pendant tout l’hiver.

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