Un équilibre précaire : le rôle d’Amos Hochstein dans l’équation libano-israélienne

Par Elijah J. Magnier

Traduction : Daniel G.

Depuis le début du « déluge d’Al-Aqsa », l’envoyé présidentiel américain Amos Hochstein s’est rendu à Beyrouth en sa capacité de prétendu « médiateur », en proférant des menaces voilées qui n’ont pas été directement prononcées par les responsables israéliens. Hochstein a subtilement indiqué que « le conflit entre Israël et le Hezbollah n’est pas lié à un accord de cessez-le-feu à Gaza ». La capacité de l’envoyé américain à offrir une garantie définitive et globale aux factions israéliennes, palestiniennes et libanaises en conflit est limitée. Néanmoins, il propose « un plan viable visant à concevoir une solution qui évitera une campagne agressive d’Israël contre le Liban », apparemment pour assurer la mise en œuvre intégrale de la résolution internationale 1701. La présente analyse se penche sur la réception de la proposition américaine par le Hezbollah, le principal intéressé, et sa signification dans le contexte du conflit en cours.

Amos Hochstein, le médiateur américain, est né de parents juifs et est issu d’une famille israélienne. Il a servi dans l’armée israélienne et a conseillé le premier ministre Shimon Peres. Sa carrière l’a conduit au département d’État américain, où il travaille depuis 2011. Sa nomination par le président Joe Biden en tant qu’envoyé spécial pour les infrastructures et la sécurité énergétique marque une étape importante dans sa carrière.

Rôle et impact de M. Hochstein

La sélection d’Amos Hochstein comme envoyé spécial du président pour les négociations avec le Liban est considérée par des sources directement concernées comme un acte de provocation et d’arrogance de la part des USA à l’endroit des pays du Moyen-Orient qui rejettent la normalisation, en particulier le Liban. La nomination d’un ancien officier israélien pour de telles négociations est considérée comme une indication claire du favoritisme manifeste des USA à l’égard d’Israël, sans tenir compte du point de vue libanais qui considère Israël comme un adversaire et une entité non reconnue.

En outre, Hochstein, qui a joué un rôle déterminant dans l’établissement de la démarcation maritime entre le Liban et Israël, a également cherché à protéger les infrastructures énergétiques israéliennes contre d’éventuelles attaques du Hezbollah. Ces plateformes énergétiques sont essentielles pour fournir du gaz aux pays voisins, comme la Jordanie et l’Égypte, et éventuellement à l’Europe, faisant d’Israël une plaque tournante sûre et fiable. Cette stratégie va de pair avec l’annonce faite par le président Biden avant le 7 octobre d’un projet visant à créer une route alternative à la route de la soie chinoise, allant de l’Inde à la Grèce en passant par l’Arabie saoudite et Israël.

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