
Par Elijah J. Magnier
Traduction : Daniel G.
Le président Joe Biden a dévoilé les prémices d’un plan qui, à première vue, semble motivé par des préoccupations humanitaires. Toutefois, cette stratégie apparemment bienveillante a pour double objectif de sécuriser Israël et d’écraser la Résistance palestinienne au lendemain du conflit de Gaza. Cette approche rend possible, peut-être involontairement, la fermeture de la plupart des points de passage terrestres, en particulier celui de Rafah, qui relie l’Égypte à Gaza. Le but de cette manœuvre est de contrecarrer le transport clandestin d’armes et de composants essentiels à la fabrication de roquettes et à la capacité de résistance à l’occupation. L’objectif global est de renforcer la sécurité nationale d’Israël et d’écraser les Palestiniens.
Dans son discours au Congrès lors de l’état de l’Union, le président Biden a déclaré ceci : « Les États-Unis sont à la tête des initiatives internationales visant à accroître l’aide humanitaire à Gaza. Ce soir, j’ai donné l’ordre à l’armée américaine de mener une mission d’urgence pour construire un embarcadère temporaire en Méditerranée, sur la côte de Gaza, qui puisse réceptionner d’importantes cargaisons de nourriture, d’eau, de médicaments et d’abris temporaires. Aucun soldat américain ne sera déployé sur le terrain. »
En cinq mois éprouvants, le conflit à Gaza s’est transformé en une crise humanitaire catastrophique. Le conflit a entraîné la mort de plus de 30 000 personnes, la destruction d’un demi-million d’habitations et la commission d’actes universellement condamnés comme crimes contre l’humanité, crimes de guerre et génocide. Israël fait actuellement l’objet d’une enquête de la Cour internationale de justice (CIJ) pour ces actes. Au milieu de cette agitation, Gaza est plongée dans une profonde souffrance, confrontée à de graves pénuries d’électricité, de carburant, d’eau et de nourriture en raison des actes de la force militaire la plus immorale et la plus répréhensible au monde. Sur ordre de ses dirigeants politiques, cette force destructrice et puissante a soumis quelque deux millions et demi de civils palestiniens à la famine et au désespoir.
Pendant que ce massacre se poursuite, les USA font l’objet de critiques pour leur soutien à l’armée israélienne et pour leur inaction face aux violences perpétrées par leur allié, souvent qualifié de « nation favorisée ». Les USA ont également utilisé leur droit de veto à trois reprises au cours des cinq derniers mois (89 vetos depuis 1945) pour bloquer des résolutions de cessez-le-feu, prolongeant ainsi les exactions israéliennes. Malgré la poursuite du conflit et les appels à la paix, les USA continuent de résister aux appels à mettre fin de la guerre. Ils ont proposé un arrêt des hostilités de six semaines seulement plutôt qu’une cessation permanente de la violence, une simple pause avant que les combats ne reprennent et que de nouvelles vies ne soient perdues.
Dans un aveu important au Congrès, le président Biden a reconnu l’horrible bilan du conflit de Gaza : Plus de 30 000 Palestiniens ont été tués. La plupart d’entre eux n’appartiennent pas au Hamas. Des milliers d’entre eux sont des femmes et des enfants innocents. » Cet aveu fait suite aux dénégations initiales de Biden, qui avait auparavant accusé les Palestiniens de fabriquer ces chiffres, reconnaissant ainsi l’ampleur des interventions d’Israël à Gaza dans ce discours à la nation.
Subscribe to get access
Read more of this content when you subscribe today.
Support Independent Journalism
€10.00
Make a one-time donation
Make a monthly donation
Make a yearly donation
Choose an amount
Or enter a custom amount
Your contribution is appreciated.
Your contribution is appreciated.
Your contribution is appreciated.
You must be logged in to post a comment.