Les nombreux lapins de Netanyahou : L’accord avec le Hamas l’oblige à s’asseoir à la table des négociations

Écrit par – Elijah J. Magnier

 Le président Joe Biden, chef de la nation la plus puissante du monde, a abordé l’accord de cessez-le-feu entre le Hamas et Israël avec un projet détaillé reçu du bureau du premier ministre israélien. Le Qatar et l’Égypte ont également reçu ce même projet, qui contient plus de détails que ce que Joe Biden a partagé publiquement. Les termes de l’accord, approuvé par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ont été tenus secrets mais ne sont pas très éloignés de l’accord précédemment approuvé par le Hamas, comme l’a annoncé le porte-parole du ministère des affaires étrangères du Qatar. Le discours de Joe Biden s’adressait à plusieurs publics, notamment à ses électeurs, alors qu’il se prépare à l’élection présidentielle qui aura lieu dans cinq mois. Il a cherché à démontrer les efforts déployés en faveur de la paix en Palestine, en réponse à l’indignation générale suscitée par les actions israéliennes à Gaza. Le message de M. Biden s’adressait également au peuple israélien, affirmant son soutien à la récupération des captifs et à la sécurité inconditionnelle d’Israël. En outre, il a fait savoir aux dirigeants israéliens qu’il était temps de mettre fin à une guerre qui n’avait pas atteint ses objectifs. Cette annonce a suscité diverses réactions en Israël, indiquant l’ouverture de négociations plutôt qu’une déclaration de paix pure et simple, car le chemin vers une résolution durable reste long. Les alliés extrémistes du gouvernement de M. Netanyahou, qui prônent depuis longtemps l’occupation de Gaza, la construction de colonies et la poursuite du conflit, ont réagi de manière prévisible. Le discours de M. Biden a mis en évidence ces intentions, en exhortant les Israéliens à s’y opposer, en faisant spécifiquement référence au ministre nationaliste de la sécurité, Itamar Ben Gvir, et au ministre des finances, Bezalel Smotrich. Leurs déclarations visent à faire pression sur M. Netanyahou qui, malgré leur influence, a promis de fournir une copie du projet auquel M. Biden a fait référence. Cependant, le conseiller à la sécurité nationale Tzachi Hanegbi, un proche allié du Premier ministre, les a informés plus tard qu’« il n’y a pas de projet », ce qui suggère que Netanyahou gère stratégiquement ses alliés pour conserver le pouvoir, en les isolant des décisions difficiles.

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