
Par Elijah J. Magnier
Traduction : Daniel G.
Alors que le conflit de Gaza entre dans son douzième mois, la crise humanitaire est devenue catastrophique, sans aucun signe de paix à l’horizon, même si les commandants des forces d’occupation israéliennes considèrent que l’essentiel de leurs opérations militaires a été accompli, à l’exception des objectifs fixés par les dirigeants politiques. La population de Gaza a subi une dévastation sans précédent, le nombre de morts s’élevant aujourd’hui à 41 000, dont la plupart sont des enfants. En outre, 100 000 personnes ont été blessées, d’innombrables familles ont été déplacées et des infrastructures vitales ont été détruites. Malgré les nombreux appels à la paix lancés par la communauté internationale, y compris les Nations unies, aucune solution ne semble imminente. Le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, reste concentré sur la poursuite des opérations militaires, apparemment sans se soucier du bilan humain, même si la plupart des Israéliens sont désormais favorables à un cessez-le-feu et à la fin de la guerre. La principale préoccupation de Netanyahou est de maintenir sa coalition gouvernementale d’extrême droite, qui pourrait s’effondrer en cas de trêve. Pendant ce temps, les forces d’occupation israéliennes se préparent à étendre leur présence le long du corridor Philadelphie près de la frontière égyptienne, qui s’étend sur 14 kilomètres, ainsi que sur le corridor Netzarim, qui sépare le nord et le sud de la bande de Gaza. Toutefois, cette occupation à long terme pourrait exposer les forces israéliennes à des attaques soutenues de la part de la Résistance palestinienne.
Depuis le début de la guerre, Gaza est devenue un champ de bataille où les bombardements et le blocus perdurent. La guerre a fait payer un tribut sans précédent à la population déjà vulnérable de Gaza. La violence exacerbée a forcé 625 000 enfants à quitter l’école, compromettant ainsi l’avenir d’une génération. Les établissements d’enseignement, où les enfants se réfugiaient autrefois, n’ont pas été épargnés. En effet, 90 % des universités ainsi que des écoles, principalement créées par Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), ont été délibérément détruites, laissant le système d’éducation en ruine.
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