
Par Elijah J. Magnier
Le 14 juin, Israël a annoncé avoir mené une frappe de précision contre l’Installation de Conversion de l’Uranium (ICU) située au Centre de Technologie Nucléaire d’Esfahan. Localisée au centre de l’Iran, cette installation figure depuis longtemps en bonne place dans les plans militaires israéliens et les inquiétudes occidentales face à la trajectoire nucléaire de la République islamique. Si cette frappe fut spectaculaire et géopolitiquement provocatrice, son impact stratégique sur les capacités nucléaires de l’Iran semble limité. En réalité, Israël a peut-être visé une infrastructure — mais sans toucher au cœur du potentiel nucléaire iranien.
La campagne israélienne a également ciblé le complexe nucléaire de Natanz, endommageant ses infrastructures de surface. Cependant, les halls d’enrichissement profondément enfouis — où fonctionnent les centrifugeuses les plus avancées de l’Iran — sont restés intacts. Comme l’a confirmé Rafael Grossi, directeur général de l’AIEA, aucun changement dans les niveaux de radiation n’a été détecté, ce qui suggère qu’aucune brèche n’a affecté les parties sensibles souterraines du site. Simultanément, Israël a frappé l’usine d’enrichissement de Fordo, une installation fortifiée enfouie à plus de 100 mètres sous une montagne près de Qom. Là encore, aucun dégât significatif n’a été rapporté concernant les capacités opérationnelles de l’installation, et le programme d’enrichissement d’uranium iranien se poursuit sans interruption.
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