Barrack : le Hezbollah et l’Iran comme obstacles, et Israël au centre de la vision moyen-orientale de Trump

Par Elijah J. Magnier –

Le dernier essai de l’ambassadeur Tom Barrack, intitulé « A Personal Perspective – Syria and Lebanon Are the Next Pieces for Levant Peace », offre un aperçu révélateur de l’état d’esprit qui anime la diplomatie américaine d’après-Gaza. Rédigé dans la foulée du sommet de la paix de Charm el-Cheikh, le texte présente ce que Barrack appelle « une alliance renouvelée » pour le Moyen-Orient – une vision de prospérité et de réconciliation sous la direction du président Donald Trump. Mais derrière la rhétorique de la coopération et du renouveau régional se dessine un constat frappant : le nom d’Israël apparaît dix-neuf fois dans le texte, tandis que celui de la Palestine en est totalement absent.

L’essai de Barrack s’articule sans ambiguïté autour des intérêts stratégiques israéliens, qu’il invoque explicitement à six reprises, en faisant le principe organisateur de sa vision de la paix régionale et de la politique américaine. Chaque référence situe la sécurité d’Israël comme mesure centrale du succès : la réhabilitation de la Syrie est valorisée parce qu’elle constitue « la première jambe du cadre de sécurité nordique d’Israël », tandis que le désarmement du Hezbollah au Liban est présenté comme « la seconde jambe ». Le Hezbollah lui-même est décrit comme « un signal d’alerte permanent pour Israël », et Barrack qualifie son démantèlement « d’impératif de sécurité pour Israël ». Même la diplomatie syrienne n’est louée que dans la mesure où elle contribue à « sécuriser la frontière nord d’Israël », tandis que la menace d’une nouvelle confrontation est décrite comme une question de « force d’Israël ». À travers ces six occurrences, la préoccupation de Barrack est manifeste : non pas simplement protéger un allié parmi d’autres, mais consolider la primauté régionale d’Israël. La stabilité et l’intégration d’Israël sont présentées à la fois comme la condition et la justification de toute initiative promue par le plan Trump. La reconstruction de la Syrie, la réforme politique du Liban et la réduction de l’influence iranienne apparaissent non pas comme des objectifs autonomes, mais comme les éléments d’un seul dessein : le renforcement de la domination de Tel-Aviv au Levant.

La domination israélienne comme axe de la paix

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