Le cessez-le-feu qui n’a jamais existé: une année de violations, de pressions, de rapports de force changeants et d’incertitude

Par Elijah J. Magnier –

Le cessez-le-feu entre le Liban et Israël, qui a suivi l’éruption de la guerre de Gaza à la fin de l’année 2023, était censé empêcher une guerre plus large qui n’avait pas atteint ses objectifs après l’invasion terrestre israélienne. Il est intervenu après que le Hezbollah a ouvert un front nord le 8 octobre en soutien à Gaza. La fin de la troisième guerre israélienne reposait sur les mêmes principes qui avaient façonné la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU, censée empêcher les attaques transfrontalières, imposer les retraits et permettre aux populations frontalières de retrouver une certaine stabilité. Au contraire, l’année écoulée a montré que le cessez-le-feu existait principalement sur le papier. Le Liban est devenu un théâtre secondaire du conflit, et les promesses qui accompagnaient l’accord se sont effondrées l’une après l’autre.

Les Libanais ont respecté l’accord, et le Hezbollah a retiré tous ses dépôts situés au sud du fleuve Litani, malgré les violations continues de la souveraineté libanaise par Israël. L’Armée libanaise a confirmé qu’il n’y avait plus de dépôts d’armes du Hezbollah dans la zone couverte par la résolution 1701, et a saisi 230 000 armes.

Une année entière s’est écoulée et, durant cette période, Israël a tué environ 335 personnes au Liban. 96 000 habitants ont été déplacés, 24 villages du Sud ont été détruits et leurs habitants empêchés de rentrer chez eux, et un total de 240 000 habitations ont été endommagées dans tout le pays. Pendant ce temps, Israël, qui viole la souveraineté libanaise à plus de 10 000 reprises selon le rapport de la FINUL, affirme toujours qu’une « cessation des hostilités » est en cours, alors que près de la moitié des colons israéliens déployés le long de la frontière refusent de revenir. La Banque mondiale estime que les dégâts infligés au Liban s’élèvent à 5,1 milliards de dollars.

À travers chaque assassinat ciblé, chaque frappe aérienne et chaque bombardement, Israël présente ses actions comme bénéficiant d’un mandat libre des États-Unis pour frapper ce que Tel-Aviv définit comme une « menace potentielle », tout en prétendant curieusement « respecter la résolution de l’ONU ». Israël a occupé au moins cinq collines stratégiques dans le sud du Liban et, selon la FINUL, a annexé 4 000 m² supplémentaires de territoire libanais derrière un mur de béton construit le long d’une partie de la frontière. Par ailleurs, Israël a donné au Liban jusqu’à la fin de l’année 2025 pour désarmer le Hezbollah, faute de quoi il ferait face à une guerre dévastatrice. Que peut faire le Liban ?

Subscribe to get access

Read more of this content when you subscribe today.

One-Time
Monthly
Yearly

Make a one-time donation

Make a monthly donation

Make a yearly donation

Choose an amount

€5.00
€15.00
€100.00
€5.00
€15.00
€100.00
€5.00
€15.00
€100.00

Or enter a custom amount


Your contribution is appreciated.

Your contribution is appreciated.

Your contribution is appreciated.

DonateDonate monthlyDonate yearly