
Par Elijah J. Magnier –
Les négociations entre l’Iran et les États-Unis ne portent plus simplement sur la fin de la guerre. Elles visent désormais à façonner ce qui viendra après : l’équilibre politique, le règlement économique et les règles stratégiques qui définiront la prochaine phase.
C’est pourquoi les discussions restent si difficiles. Les deux camps explorent la diplomatie par intermédiaires, mais continuent tous deux à parler le langage de la pression. Washington veut mettre fin au conflit sans apparaître vaincu. Téhéran veut survivre à la guerre sans abandonner le levier qui lui a permis de résister à la campagne militaire américano-israélienne la plus intense de son histoire moderne.
Le problème central est simple : les États-Unis négocient comme si l’Iran avait perdu la guerre, tandis que l’Iran négocie comme un État qui a absorbé l’assaut, survécu et imposé des coûts en retour. Les dirigeants iraniens ne peuvent pas revenir devant leur population avec seulement un cessez-le-feu, les mêmes sanctions qu’auparavant et l’énorme fardeau de la reconstruction. Cela permettrait à Washington et Tel-Aviv d’obtenir après la guerre ce qu’ils n’ont pas réussi à imposer pendant celle-ci.
Subscribe to get access
Read more of this content when you subscribe today.
Make a one-time donation
Make a monthly donation
Make a yearly donation
Choose an amount
Or enter a custom amount
Your contribution is appreciated.
Your contribution is appreciated.
Your contribution is appreciated.
DonateDonate monthlyDonate yearly
You must be logged in to post a comment.