Le cessez-le-feu qu’Israël viole et que le Hezbollah refuse d’enterrer

Par Elijah J. Magnier –

Depuis l’annonce du MOU et la création de cellules mécanismes chargées de mettre en œuvre ses paragraphes, Israël viole quotidiennement le cessez-le-feu au Liban. Washington est resté silencieux, donnant l’impression que les attaques ont été menées avec le consentement américain ou, à tout le moins, sans objection américaine visible. Ce silence n’est pas secondaire. Le cessez-le-feu n’est pas simplement un arrangement libano-israélien. Il est l’un des piliers du mémorandum d’entente américano-iranien plus large, et sa survie déterminera si le processus diplomatique peut avancer ou s’effondrer avant même d’atteindre le stade d’un accord final.

Les nouvelles attaques israéliennes exposent la fragilité de l’ensemble du dispositif. Washington veut présenter le MOU américano-iranien comme un mécanisme de stabilisation régionale. Il veut que le pétrole circule, que le détroit d’Ormuz soit rouvert, que l’Iran soit amené à la table des négociations, et que le Liban soit placé sur une voie de désescalade. Pourtant, Israël continue de se comporter comme si le cessez-le-feu était conditionnel, réversible et subordonné à ses propres calculs militaires. Cette contradiction place les États-Unis dans une position difficile : ils affirment être les garants du cadre, tandis que leur allié le plus proche agit d’une manière qui le sape.

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