
Par Elijah J. Magnier –
Benjamin Netanyahu s’est rendu à Washington dans l’espoir de raviver l’image qui a soutenu une grande partie de sa carrière politique : celle d’un dirigeant israélien connaissant mieux les États-Unis que quiconque et auquel aucun président américain, républicain ou démocrate, ne saurait résister. Il n’a obtenu, à la place, qu’une réunion à huis clos de moins de quatre-vingt-dix minutes, sans conférence de presse conjointe, sans soutien présidentiel public et sans aucune concession américaine annoncée.
Cette visite a été rendue possible, pour l’essentiel, par la présence préalable de Netanyahu à Washington pour assister aux funérailles du sénateur Lindsey Graham, l’un des soutiens les plus indéfectibles d’Israël au Congrès. La Maison-Blanche a qualifié la rencontre de « positive et productive », tandis que Netanyahu l’a décrite comme « l’une des meilleures réunions » qu’il ait jamais eues avec Donald Trump. Pourtant, aucune des deux parties n’a présenté de compte rendu substantiel des accords conclus, et Netanyahu est reparti sans le spectacle politique dont il avait besoin.
Le contraste entre le récit de Netanyahu et les éléments visibles était saisissant. Une réunion véritablement réussie lui aurait normalement offert des photographies aux côtés de Trump, des déclarations publiques d’unité stratégique et l’occasion de démontrer aux électeurs israéliens qu’il demeurait indispensable à Washington. Au lieu de cela, les discussions se sont déroulées à huis clos, en présence du vice-président J. D. Vance, du secrétaire d’État Marco Rubio et du secrétaire à la Défense Pete Hegseth.
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