Pourquoi l’Iran ne peut-il pas être isolé ? Ses frontières transformées en bouée de sauvetage économique

Par Elijah J. Magnier –

La perturbation du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz a contraint l’Iran à redessiner sa carte commerciale. Au lieu de dépendre presque exclusivement de ses ports méridionaux, Téhéran réoriente désormais ses importations et ses exportations vers ses 5 894 kilomètres de frontières terrestres avec sept pays, tout en développant le transport maritime en mer Caspienne.

Le trafic à différents points de passage aurait augmenté de 20 à 70 %, bien que ces chiffres concernent des frontières, des catégories de marchandises et des périodes particulières, et non une progression uniforme sur l’ensemble des frontières iraniennes. L’activité de fret dans certains ports iraniens de la Caspienne aurait également augmenté d’environ 70 % au cours de certains mois récents.

Ce redéploiement est important, mais il a un coût. Les trajets plus longs, l’engorgement des postes-frontières, la multiplication des procédures douanières et les manutentions successives peuvent ajouter environ 30 % — et, dans certains cas, jusqu’à un tiers — au coût des marchandises importées à leur arrivée.

Les sept frontières terrestres de l’Iran mesurent approximativement :

  • Irak : 1 599 kilomètres
  • Turkménistan : 1 148 kilomètres
  • Pakistan : 959 kilomètres
  • Afghanistan : 921 kilomètres
  • Azerbaïdjan : 689 kilomètres
  • Turquie : 534 kilomètres
  • Arménie : 44 kilomètres

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