Poutine trace une ligne dans le sable avec les USA et la Turquie dans le contexte de la crise alimentaire mondiale.

Par Elijah J. MagnierTraduction : Daniel G. Alors que le monde est aux prises avec une famine généralisée, les dirigeants occidentaux se sont empressés d’en blâmer la Russie, l’accusant d’exacerber la crise en refusant de rétablir l’accord sur les céréales de l’Ukraine. Toutefois, les économistes internationaux affirment que les pénuries alimentaires actuelles sont dues à une combinaison de facteurs, notamment les effets persistants de la pandémie de Covid-19, l’inflation et des problèmes remontant à 2020, les céréales de l’Ukraine ne jouant qu’un rôle mineur dans l’ensemble de la crise. Malgré les pressions croissantes, le président russe Vladimir Poutine semble inébranlable dans son rejet de toute complaisance à l’égard des USA et de la Turquie, ce qui marque un net changement dans ses relations avec l’ensemble de l’Occident. 

Pendant des années, Poutine a tenté de maintenir un équilibre fragile dans ses relations avec l’Occident malgré les doutes croissants quant aux intentions des USA à l’égard de la Russie. Il a cherché à obtenir une coopération militaire et économique tout en essayant de gérer les différends et de coexister malgré un degré de confiance fluctuant entre Moscou et Washington. Toutefois, le conflit en cours en Ukraine a porté un coup sévère aux espoirs de rétablissement des relations russo-américaines sous l’administration actuelle. 

Dans le même temps, la situation avec la Turquie offre une occasion de parvenir à un terrain d’entente, mais Poutine est désormais plus affirmé dans la poursuite des intérêts de son pays. Plutôt que de se contenter de satisfaire le président turc Recep Tayyip Erdogan et de soutenir sa réélection et son leadership, la Russie cherche à définir ses lignes à ne pas franchir avec Ankara.

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