Raisons pourquoi Israël a repris la guerre et rejeté les propositions d’échange du Hamas

Par Elijah J. Magnier

Traduction : Daniel G.

Israël a repris ses opérations militaires à Gaza, une décision motivée par la réponse du premier ministre Benjamin Netanyahou aux pressions politiques internes et à la dynamique des négociations externes. Confronté à l’effondrement possible de sa coalition et au risque d’élections anticipées qui pourraient mettre fin à sa carrière politique, Netanyahou craignait également les répercussions juridiques personnelles liées aux allégations de corruption le concernant. Recourant à une manœuvre stratégique, il a rejeté les propositions du Hamas pour un échange de prisonniers et d’otages basé sur des priorités et des catégories précises. Sa contre-proposition, jugée irréaliste par la résistance, a été présentée peu après minuit. Netanyahou a donc autorisé vendredi la reprise d’une action militaire intense à Gaza pour négocier la libération de prisonniers sous la puissance du feu, qui a fait des centaines de nouvelles victimes parmi les civils palestiniens et aggravé la dévastation de la bande de Gaza.

Cette reprise de l’offensive a rompu une pause de sept jours qui avait donné à Gaza un bref répit pour commencer à se remettre des dommages causés par le conflit. La tactique de Netanyahou semble être d’utiliser le conflit en cours pour négocier la libération des soldats israéliens tout en minimisant les concessions. Cette approche a conduit à un retour au ciblage systématique des zones palestiniennes de Gaza, ce qui marque une escalade significative dans le conflit.

Le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, et le ministre de la Sécurité, Itamar Ben Gvir, qui représentent l’extrême droite au sein de la coalition gouvernementale, ont adopté une position intransigeante sur le conflit de Gaza qui influence les décisions du premier ministre. Smotrich a appelé Netanyahou à couper les liens avec le Hamas, à abandonner le cessez-le-feu et à achever l’opération militaire. Ben Gvir a adopté une position encore plus agressive, en appelant à la destruction totale du Hamas, à la destruction de Gaza et au retour des colons à Gaza sans concession ou accord. Les deux ministres ont fait pression sur Netanyahou en menaçant de retirer six ministres de la coalition gouvernementale, dont la stabilité repose en grande partie sur des alliances avec des factions religieuses extrémistes.Netanyahou est confronté à un choix difficile, sans solution intermédiaire : soit il 

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