Israël s’enfonce dans le bourbier de Gaza sans avoir d’objectifs atteignables 

Par Elijah J. Magnier

Traduction : Daniel G.

Alors que la guerre à Gaza approche de son troisième mois, Israël semble désemparé devant une situation de plus en plus complexe. La Résistance palestinienne continue d’affirmer sa domination, en frappant de façon efficace les forces israéliennes au nord, au centre et au sud de Gaza, notamment à Khan Younis, ces zones étant toutes déclarées sous contrôle israélien. Cette réalité sous-entend un écart important entre les prétentions de l’armée israélienne et la réalité sur le terrain, ce qui suscite des critiques croissantes au sein de la société israélienne. Ces critiques s’adressent à la fois au gouvernement et à l’armée pour leur incapacité à fixer et à atteindre des objectifs stratégiques réalisables depuis le 7 octobre, un jour qui porte désormais le nom de Nakba israélienne.

La situation est exacerbée par l’apparente inefficacité de l’énorme assistance militaire et sécuritaire américaine, ainsi que celle d’autres alliés, principalement le Royaume-Uni et l’Allemagne. Malgré le soutien des forces spéciales américaines, la présence de flottes navales et l’appui diplomatique des Nations unies, Israël n’arrive pas à obtenir un avantage décisif dans le conflit. Ce scénario souligne la résilience et l’efficacité tactique de la Résistance palestinienne, qui continue d’asséner des coups durs aux forces israéliennes. Ces dernières s’enlisent à Gaza, sans objectifs atteignables dans un conflit qui s’élargit à d’autres pays et forces alliés à la Résistance palestinienne. Cette extension du champ de bataille ne fait que s’ajouter aux problèmesstratégiques d’Israël et montre toute la complexité et l’imprévisibilité du conflit en cours.

Conscients de l’influence de l’Iran dans la région, les USA l’ont exhorté, par l’entremise d’intermédiaires, à intervenir et à mettre un terme aux attaques des Houthis d’Ansar Allah, du Hezbollah et de la Résistance irakienne. Cependant, la réponse de l’Iran, par le truchement des intermédiaires, a été sans équivoque. Il a souligné que c’est aux USA qu’il appartenait de faire pression sur Israël pour qu’il cesse ses actions contre les enfants et les femmes palestiniens. Le message de l’Iran est clair : il ne cherchera pas à atténuer les conséquences des politiques d’Israël et des USA et son rôle n’est pas du tout celui d’un pompier appelé àéteindre les guerres d’Israël.

L’engagement de l’Iran dans le conflit est devenu plus ouvert, notamment à la lumière des accusations américaines selon lesquelles l’Iran serait à l’origine d’une attaque contre un pétrolier transportant des produits chimiques de qualité militaire vers Israël, qui se trouvait sur l’océan Indien. Cet incident témoigne de la volonté de l’Iran à s’opposer ouvertement aux cargaisons destinées à Israël, même si Téhéran a nié son implication.

En outre, le rôle de l’Iran en faveur de la cause palestinienne a été publiquement réaffirmé par le Guide suprême, Sayyed Ali Khamenei. Sa déclaration selon laquelle le soutien à la Résistance et au peuple palestinien « est un devoir pour tout être humain » a une forte résonnance en Iran, qui s’est ouvertement engagé à soutenir Gaza et sa résistance. Cette position communiquée par l’Iran marque un moment clé dans la dynamique du pouvoir régional, car elle signale sa volonté d’être un participant visible et actif dans le conflit contre Israël. 

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