
Par Elijah J. Magnier
Traduction : Daniel G.
Malgré les victoires tactiques accumulées par le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou ces derniers jours, notamment l’assassinat d’un haut commandant du Hezbollah à Beyrouth, du chef du bureau politique du Hamas, Ismaïl Haniyeh, à Téhéran, et d’un commandant iranien en Syrie, ainsi que le bombardement du port de Hodeidah au Yémen, il n’a obtenu aucun succès significatif dans les négociations concernant les prisonniers, ni réussi à prendre le contrôle des 364 kilomètres carrés de la bande de Gaza. Il n’est pas parvenu non plus à imposer une nouvelle équation de dissuasion à l’Axe de la Résistance, qui a commencé à se préparer sérieusement à la guerre.
En étendant la bataille avec l’Axe de la Résistance, Netanyahou est passé d’une position offensive à une position défensive, assumant inévitablement l’entière responsabilité de la riposte à venir contre les cibles israéliennes. Cela fait raisonner les tambours de la guerre dans de nombreux pays et capitales où l’Axe de la Résistance est présent au lieu de permettre à Israël de se concentrer sur une cible en particulier, car de nombreuses capitales cherchent à se venger.
Dans son dernier discours, Netanyahou a mentionné pour la première fois sa volonté d’envisager un accord global pour un cessez-le-feu. Toutefois, son sabotage répété des négociations et son approche narcissique à l’égard des conseils des forces de sécurité et des membres non radicaux du cabinet sapent sa crédibilité. Il tente probablement de protéger ses victoires tactiques afin d’éviter la tempête qui s’annonce et de se présenter comme un leader fort.
Indépendamment des souhaits de Netanyahou, l’Axe de la Résistance se prépare à la guerre, en prenant des mesures comme si le conflit pouvait éclater demain. Le Liban, en particulier, se prépare à la guerre comme si elle était imminente. Cependant, le Hezbollah n’a pas pour stratégie de riposter immédiatement, surtout lorsque d’autres membres de l’Axe sont impliqués, préférant plutôt épuiser les ressources et les nerfs de l’ennemi. L’attaque israélienne contre la banlieue de Beyrouth ne peut être et ne sera pas tolérée sans la réponse militaire la plus robuste et la plus audacieuse du Hezbollah contre Israël depuis 1948.
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