
Par Elijah J. Magnier
Traduction : Daniel G.
Dans un silence total et quelques heures seulement après la signature d’un accord historique à Damas le 10 mars 2025 entre Ahmad al-Charaa’ (alias Abou Mohammed al-Joulani), président de facto autoproclamé de la Syrie, et Mazloum Abdi, commandant en chef des Forces démocratiques syriennes (FDS), les forces turques ont lancé des frappes aériennes sur le barrage de Tishreen et bombardé d’autres sites contrôlés par les Kurdes dans le nord-est de la Syrie, une région sous l’influence des États-Unis. Le moment et la nature de cette attaque soulèvent d’importantes questions : La réponse militaire immédiate de la Turquie donne à penser que tous les acteurs n’étaient peut-être pas totalement alignés. Pourquoi la Turquie attaquerait-elle maintenant, sachant que l’accord était en préparation? S’agit-il plutôt d’une expression de mécontentement à l’égard des conditions non divulguées? La Turquie se comporterait-elle comme Israël dans le sud de la Syrie, au Liban et à Gaza, en affirmant son droit d’attaquer toute cible qu’elle considère comme une menace pour la sécurité?
Quels que soient les détails de l’accord, il est loin d’être pleinement mis en œuvre en raison de la complexité de l’intégration de tous les Syriens dans le nouveau gouvernement et des forces de sécurité sous un même toit, alors que toutes les personnalités clés ont été nommées plutôt qu’élues par le peuple. D’autant plus qu’elles appartiennent toutes à un seul et même groupe, Hayat Tahrir al-Sham, qui dirige désormais le pays.
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