Fausses promesses et manipulation : Comment les États-Unis et Israël ont sapé le cessez-le-feu à Gaza

Par Elijah J. Magnier

Traduction : Daniel G.

Lorsque le président américain Donald Trump s’est attribué le mérite d’avoir négocié un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas quelques jours avant son investiture le 20 janvier 2025, cela a été salué comme une victoire diplomatique. L’accord, soutenu par l’Égypte et le Qatar, visait à stopper temporairement la guerre dévastatrice à Gaza, à faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire et à garantir la libération des otages israéliens et des prisonniers palestiniens. Pendant une brève période, on a cru à une percée. Mais moins de trois mois plus tard, le cessez-le-feu est en train de s’effondrer. Le nombre de victimes civiles augmente à nouveau et la crédibilité des États-Unis en tant que médiateur neutre est mise à rude épreuve.

Au lieu de renforcer le cessez-le-feu, les États-Unis ont introduit des conditions unilatérales supplémentaires qui n’ont jamais fait partie de l’accord initial, donnant ainsi au premier ministre israélien Benjamin Netanyahou une couverture politique pour reprendre son assaut dévastateur sur Gaza. Washington a rejeté la responsabilité sur le Hamas sans tenir compte des violations répétées d’Israël, en soutenant même tacitement ses menaces d’expansion territoriale. Le cessez-le-feu, aussi imparfait soit-il, laissait entrevoir la possibilité d’une désescalade. Cet espoir s’est maintenant évaporé, non pas en raison de l’intransigeance palestinienne, mais à cause du refus d’Israël d’honorer ses engagements et de la position mouvante de l’administration américaine.

Sentant l’effondrement de l’accord, le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, suivant les instructions de Netanyahou, a encore aggravé les tensions en menaçant publiquement d’occuper de façon permanente certaines parties de Gaza si les otages restants n’étaient pas libérés. Cette approbation ouverte de la punition collective et de la saisie de terres sous le prétexte de la sécurité ne fait qu’aggraver les soupçons selon lesquels Israël n’a jamais eu l’intention d’appliquer pleinement le cessez-le-feu.

Subscribe to get access

Read more of this content when you subscribe today.

Advertisements
Advertisements
Advertisements