La guerre de Netanyahu, le fardeau de l’Amérique : pourquoi Israël gagne sans même tirer un coup de feu

Par Elijah J. Magnier

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu peut déjà se présenter comme un vainqueur de la guerre contre l’Iran, bien qu’il ne soit pas parvenu à provoquer l’effondrement du système politique iranien. Son succès se situe ailleurs. Il a convaincu le président Donald Trump qu’une courte campagne militaire pouvait briser Téhéran, accélérer la désintégration interne du pays et faire émerger un pouvoir plus docile, sans nécessiter un engagement américain prolongé.

L’arrivée de Netanyahu à Washington lundi confère à cet argument une pertinence immédiate. Sa rencontre avec Trump à la Maison-Blanche mardi permettra de déterminer s’il peut une nouvelle fois convertir les préférences stratégiques d’Israël en politique américaine, malgré les conséquences militaires, économiques et régionales imprévues produites par la campagne qu’il avait initialement encouragée.

Le calcul initial ressemblait à la logique appliquée au Venezuela : éliminer ou neutraliser les dirigeants, intensifier les pressions économiques et militaires, encourager les fractures internes et supposer que le système au pouvoir finirait par s’effondrer sous leur poids cumulé. L’Iran était censé perdre la cohésion de son commandement, être confronté à des troubles populaires et accepter les conditions américaines une fois sa vulnérabilité militaire publiquement démontrée.

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