Pourquoi Benjamin Netanyahu a peu de chances de conclure un cessez-le-feu à Gaza avant le 27 juillet — et pourquoi cela pourrait changer juste après

Par Elijah J. Magnier

Alors que la guerre à Gaza entre dans sa deuxième année, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu subit une pression croissante de la part de l’état-major militaire, de ses alliés politiques et de ses partenaires internationaux. Pourtant, en dépit des appels de plus en plus pressants en faveur d’un cessez-le-feu, l’armée israélienne vient de lancer sa première offensive majeure sur Deir al-Balah depuis le début de la guerre, forçant les civils à abandonner leurs tentes pour la huitième fois. Cette escalade montre que Netanyahu ne prépare pas d’accord avant le 27 juillet, dernier jour de la session d’été de la Knesset, qui dure trois mois. Passé cette date, toutefois, le paysage politique pourrait évoluer, augmentant considérablement les chances d’un cessez-le-feu.

Il s’agit de la guerre la plus longue d’Israël depuis 1948 — et de la seule où Tel-Aviv a délibérément laissé ses soldats captifs. Malgré plusieurs opportunités de négociation, le gouvernement a choisi de prolonger les combats plutôt que de ramener ses otages.

La pause parlementaire n’est pas qu’une formalité : c’est une échéance politique cruciale. Jusqu’au 27 juillet, Netanyahu doit jongler entre ses partenaires d’extrême droite, qui rejettent tout cessez-le-feu laissant le Hamas intact, et l’opinion publique, qui exige la libération des captifs. Une fois la Knesset fermée, son gouvernement bénéficiera d’un répit de trois mois, à l’abri des motions de censure. Il pourra agir plus librement, sans risque d’effondrement immédiat de sa coalition.

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