
Par Elijah J. Magnier
Le soi-disant « président de la paix » Donald Trump a accordé à Israël un chèque en blanc pour poursuivre sa guerre sous le faux label d’un cessez-le-feu. Dans une démonstration extraordinaire de cynisme, les États-Unis bénissent désormais l’idée qu’Israël puisse « se défendre » et même « se venger » de la mort de l’un de ses soldats à Rafah, une ville du sud de Gaza déjà rasée par des mois d’occupation. L’expression « se venger » n’a aucune place dans le langage de la diplomatie ou du droit international ; elle relève de la vendetta, non de la justice. Pourtant, Trump l’a utilisée avec désinvolture, offrant un feu vert à une armée qui a déjà détruit la majeure partie des infrastructures de Gaza et tué des dizaines de milliers de personnes. Ses paroles équivalent à un permis présidentiel de tuer.
Ce prétendu « droit à la défense » n’est rien d’autre qu’un instrument politique — un déguisement moral pour une agression perpétuelle. Le cessez-le-feu, célébré à Washington comme un triomphe diplomatique, n’est qu’une mise en scène creuse, une illusion de retenue soigneusement orchestrée. En réalité, il s’agit d’une trêve unilatérale : Israël conserve toute liberté pour frapper, assassiner et envahir à volonté, tandis que les Palestiniens sont sommés de rester silencieux, passifs, et même reconnaissants de leur propre soumission.
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a souligné cette hypocrisie avec une arrogance ouverte, déclarant qu’« aucun dirigeant du Hamas ne sera en sécurité », une phrase qui légitime de fait les assassinats extraterritoriaux. Ses propos faisaient à peine voilée référence à la campagne israélienne renouvelée d’éliminations ciblées à l’étranger — une campagne déjà entachée par une tentative ratée récente au Qatar. Selon cette logique perverse, le cessez-le-feu n’est pas une pause dans la violence, mais une licence pour des meurtres sélectifs, une continuation ralentie de la guerre déguisée en paix. Les États-Unis, quant à eux, se vantent d’avoir « imposé le calme », mais en pratique ils ont conçu un système dans lequel une partie tue en toute impunité tandis que l’autre est blâmée pour sa propre mort. C’est une inversion grotesque de la morale, un mensonge diplomatique construit pour protéger la criminalité derrière la rhétorique de la paix.
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