
Par Elijah J. Magnier –
L’enlèvement du président démocratiquement élu du Venezuela, Nicolás Maduro, par les forces des États-Unis a marqué un tournant majeur dans l’érosion du droit international. Pour la première fois dans l’histoire moderne, un chef d’État en exercice a été enlevé, kidnappé et expulsé de force de son pays par une puissance étrangère, sans mandat de l’ONU, sans déclaration de guerre et en dehors de tout cadre juridique multilatéral. Alors que l’administration Trump a justifié l’opération par des accusations de trafic de stupéfiants et de conspiration criminelle, les éléments disponibles indiquent que ces allégations ont servi de prétexte juridique plutôt que de cause réelle. Les racines de l’opération se trouvent ailleurs, dans le refus du Venezuela de se soumettre à l’hégémonie monétaire américaine, en particulier dans sa décision de vendre son pétrole en dehors du système du dollar américain, et dans l’échec prolongé de Washington à imposer une soumission politique à un pays qui détient les plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde.
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