Moqtada al-Sadr aura de grands défis à relever en Irak (2/3)

Par Elijah J. Magnier

Traduction : Daniel G.

Les résultats des élections irakiennes n’ont pas encore permis d’établir quel parti sélectionnera le prochain premier ministre. Il est toutefois fort probable – mais pas certain – que ce soit Moqtada al-Sadr, le chef du mouvement sadriste, qui aura le dernier mot, s’il s’allie à la « coalition des groupes puissants » comme on s’y attend. Cette alliance pourrait inclure le leader kurde Massoud Barzani et le leader sunnite et actuel président du Parlement Muhammad al-Halbusi, qui détiennent 72 sièges. 

Toutefois, cela ne signifie pas que le camp opposé, dirigé par l’ancien premier ministre Nouri al-Maliki, a renoncé à ses ambitions. Al-Maliki a rapidement rassemblé sous ses ailes une coalition formée de six partis politiques, ce qui porterait le nombre total de sièges parlementaires qu’il dirige à 68, contre 72 détenus par le seul mouvement sadriste. 

La constitution exige 165 sièges parlementaires pour pouvoir nommer le prochain premier ministre et le grand bazar des négociations et des demandes des partenaires politiques est bien amorcé. La voie de la concurrence est donc bien dégagée pour permettre à al-Maliki d’attirer les puissants groupes sunnites et kurdes, même si al-Maliki n’a aucune chance de devenir le prochain premier ministre. L’Iran et la Marjaya à Nadjaf sont les premiers à s’opposer au retour d’al-Maliki, qui a été premier ministre pendant deux mandats et contraint d’abandonner un troisième mandat en 2014.

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