Le droit au retour : cessez-le-feu fragile ou permanent entre Israël et le Hamas

Par Elijah J. Magnier

Traduction : Daniel G.

L’approbation par le cabinet israélien d’un accord de cessez-le-feu avec le Hamas, qui entrera en vigueur dimanche matin, marque un tournant dans le conflit particulièrement dévastateur en cours à Gaza depuis octobre 2023. Le cessez-le-feu, approuvé par un gouvernement qui compte 24 ministres, a été marqué par des tensions politiques et la démission d’Itamar Ben-Gvir, le ministre d’extrême droite dont les objections soulignent les profondes divisions au sein de la direction israélienne. Cet accord ressemble à la proposition avancée par le président américain Joe Biden et les négociateurs israéliens en mai 2024, acceptée par le Hamas mais rejetée par le premier ministre Benjamin Netanyahou sous la pression de Ben-Gvir. Le fait que Netanyahou ait fini par accepter un accord similaire expose les limites de la stratégie militaire de son gouvernement et traduit l’évolution des réalités politiques et humanitaires. Cela souligne également l’incapacité d’Israël à atteindre ses objectifs déclarés, le Hamas restant invaincu dans la bande de Gaza.

Le cessez-le-feu récemment négocié est structuré comme un accord à plusieurs étapes qui vise à établir un cadre de résolution à long terme. La première étape est prête à être mise en œuvre, mais les deuxième et troisième étapes restent floues, dépourvues de calendriers précis et dépendant de la volonté politique et d’une médiation extérieure. L’influence du président américain désigné Donald Trump se profile par opposition à l’interprétation de Netanyahou du « droit d’Israël à se défendre » et à reprendre des assassinats ciblés, ce qui pourrait remettre en cause la mise en œuvre des étapes ultérieures.

Le cessez-le-feu met en relief l’influence durable de la diplomatie américaine au Moyen-Orient. Bien qu’initialement rejetée en mai 2024, la proposition antérieure du président Joe Biden a jeté les bases de cet accord. L’accent mis par son administration sur l’aide humanitaire immédiate et la perspective d’une stabilité à long terme a façonné la structure du cessez-le-feu. Cependant, la future présidence Trump a imposé l’accord de cessez-le-feu à Israël, ne laissant à Netanyahou d’autre choix que de l’accepter et de mettre fin à la guerre. La manière dont Trump va gérer les deuxième et troisième étapes de l’accord sera déterminante pour savoir si elles conduiront à une paix durable ou à un retour à la violence.

Netanyahou devra faire l’objet d’un examen minutieux de la part de son peuple pour avoir rejeté l’accord proposé par Joe Biden, avant de l’accepter en janvier 2025 après des mois de conflit. Son refus initial a entraîné la mort de nombreux prisonniers israéliens et n’a permis aucun gain stratégique à Gaza.

Le droit au retour des Palestiniens : Une victoire stratégique

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