Armes, souveraineté et stratégie : Entre l’illusion d’un cessez-le-feu et la souveraineté, le Hezbollah reste défiant 

Par Elijah J. Magnier 

Traduction : Daniel G.

Au lendemain d’un conflit punitif qui a causé des destructions massives sans pourtant réussir à démanteler la structure du Hezbollah ou à éliminer son leadership et son arsenal, le groupe se trouve aujourd’hui dans une phase de recalibrage. Il est inévitablement en train de se réorganiser, de réformer son leadership et de se réarmer, en ayant tiré les leçons de la guerre pour s’adapter et renforcer sa position. Cette reconstitution n’est pas seulement un signe de survie, mais un indice de planification stratégique à long terme en réponse à la pression militaire et politique.

Dans le même temps, les institutions officielles du Liban (le gouvernement et l’armée) restent largement inefficaces pour protéger la souveraineté du pays. Au cours des cinq derniers mois, soit depuis que le dernier cessez-le-feu a été déclaré, Israël aurait violé l’accord des milliers de fois, en tuant des dizaines de civils libanais et d’agents du Hezbollah non armés, le tout sans grande conséquence. Les forces armées libanaises n’ont ni la capacité opérationnelle ni le mandat politique pour dissuader les survols, les incursions ou les actions expansionnistes d’Israël. Elles ont également été incapables de faire pression sur les États-Unis pour qu’ils obligent Israël à se retirer des territoires libanais occupés de longue date et des zones tampons nouvellement établies dans le sud du Liban. Ces violations répétées n’ont fait que renforcer la position du Hezbollah selon laquelle sa présence armée est non seulement légitime, mais essentielle, et qu’elle n’est pas sujette à négociation ou à transfert aux institutions nationales. En fait, les armes précédemment saisies par l’armée libanaise au sud du fleuve Litani ont été détruites, apparemment à la demande de l’armée américaine, qui joue un rôle central dans la supervision de ce qui était censé être la mise en œuvre du cessez-le-feu, le retrait d’Israël et le désarmement du Hezbollah dans cette région.

Dans ce contexte, le secrétaire général adjoint du Hezbollah, cheikh Naim Qassem, a prononcé un discours qui touche au cœur du débat national le plus controversé au Liban, réaffirmant la position fondamentale du groupe : la résistance ne sera pas désarmée et ses armes sont non négociables. Les commentaires de Qassem sont une fin de non-recevoir aux appels politiques et internationaux de plus en plus nombreux à désarmer le Hezbollah, ce qui conduirait à sa dissolution totale. Mais son ton n’était pas seulement défiant, il était stratégique.

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