La culture de l’impunité d’Israël : Comment l’Occident couvre les crimes de guerre et les violations du droit international 

Par Elijah J. Magnier –

Les violations répétées du droit international par Israël—du châtiment collectif à l’assassinat ciblé de civils—restent non seulement impunies, mais sont souvent soutenues ou blanchies par les puissances occidentales. Cette impunité n’est pas un accident. Elle résulte d’alliances stratégiques, d’intérêts géopolitiques et d’un récit soigneusement construit qui présente Israël comme une victime perpétuelle, quel que soit l’ampleur ou la gravité de ses actes.

Un schéma de violations 

Sur plusieurs fronts—Iran, Gaza, Cisjordanie et Liban—Israël a commis des actes qui correspondent aux définitions légales des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. Lors de la récente guerre de 12 jours contre l’Iran, Israël a mené des frappes visant des infrastructures civiles : un bâtiment de télévision, une prison, sept hôpitaux et des zones résidentielles densément peuplées. Le bilan : environ 1 070 morts, dont 700 civils, et plus de 5 000 blessés. Parmi les morts figuraient une vingtaine de scientifiques nucléaires iraniens.

Durant la même guerre, Israël a tenté ce qui s’apparente à une frappe de décapitation contre la direction souveraine iranienne en larguant six bombes sur un bâtiment abritant une réunion du Conseil de sécurité nationale. Les cibles comprenaient le président Masoud Pezeshkian—présumé blessé à la jambe—le président du Parlement et le chef de l’appareil judiciaire. Cet acte d’agression flagrant viole l’article 2(4) de la Charte de l’ONU, constitue un crime de guerre selon l’article 8 du Statut de Rome, et pourrait être qualifié de crime contre l’humanité. Les dirigeants politiques ne participant pas directement aux hostilités sont considérés comme des civils protégés par le droit humanitaire international. Les bombarder pendant une réunion n’est pas un acte de guerre—c’est une tentative d’assassinat illégale et une attaque directe contre les fondements de la souveraineté étatique.

Ce n’était pas une opération défensive—mais une tentative calculée de décapiter l’État iranien. L’objectif n’était pas une victoire militaire, mais l’anéantissement de la structure dirigeante du pays afin de provoquer un État failli, changer le système en place et affaiblir sa base scientifique. En droit international, cela constitue non seulement un acte d’agression mais un assassinat politique ciblé—explicitement interdit par la Charte de l’ONU et les Conventions de Genève.

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